
Alors que le calendrier 2026 de la Formule 1 a été officialisé début juin, une surprise de taille a marqué les esprits : la disparition d’Imola au profit du nouveau circuit urbain de Madrid, qui doit accueillir dès 2025 le Grand Prix d’Espagne. Mais le projet madrilène, encore en phase de construction, suscite des incertitudes quant à son homologation dans les délais impartis. Longtemps considérée comme la remplaçante naturelle en cas d’imprévu, Imola pourrait toutefois se voir doubler sur la ligne par Istanbul Park. Selon Motorsport.com, le circuit turc aurait activement relancé sa candidature, avec un objectif clair : revenir durablement au sein du calendrier mondial de F1.
Dans une déclaration au site Motorsport.com Turquie, le président de la fédération automobile turque, Eren Uclertopragi, a affiché ses ambitions : « Il existe une réelle volonté de notre gouvernement pour ramener la Formule 1 en Turquie, via un contrat permanent à long terme. Si une course devait être annulée, nous sommes prêts à organiser le Grand Prix de Turquie. » Contrairement aux éditions de 2020 et 2021 organisées à titre exceptionnel pendant la pandémie, Istanbul souhaite désormais une place fixe au calendrier. Le soutien de l’État turc, notamment via le président Erdogan, semble massif. « Tous les paiements et formalités sont garantis par l’État. En tant que fédération, nous avons désormais la gestion directe du circuit d’Istanbul Park, ce qui nous donne un avantage considérable pour assurer à la fois le rôle de promoteur et d’autorité sportive nationale reconnue par la FIA », a ajouté Uclertopragi. Un discours qui pourrait inquiéter Imola et rappeler à la F1 que la Turquie est prête à reprendre le volant.
Djaffar KHODJA



