
L’entame de l’aventure d’Isack Hadjar au sein de Red Bull ne s’est pas déroulée comme espéré. Comme lors de ses débuts en Formule 1 avec Racing Bulls, marqués par un tête-à-queue dès le tour de reconnaissance, le jeune pilote a de nouveau été piégé, cette fois lors des essais collectifs de Barcelone. Sous une pluie persistante, en fin de deuxième journée de roulage, Hadjar a perdu le contrôle de sa RB22 et a terminé sa course dans les barrières au virage 14. Un incident qualifié de « malheureux » par le directeur de l’écurie de Milton Keynes, Laurent Mekies, mais dont les conséquences sont loin d’être anodines pour le programme du team. Si la vitesse du pilote ne fait aucun doute — en témoigne le meilleur chrono signé lors de la première journée — le manque de contrôle dans des conditions délicates reste un point de progression. Surtout, cet accident complique la gestion du temps de piste restant : Red Bull ne dispose plus que d’une seule journée d’essais sur les trois autorisées à Barcelone, et le choix du moment opportun est désormais incertain.
« Notre priorité est d’évaluer précisément les dégâts et de voir quelles options s’offrent à nous pour les prochains jours », a expliqué Mekies mardi soir, quelques heures après l’incident. « Nous voulons être sûrs d’utiliser notre dernière journée de roulage de la meilleure manière possible. » Malgré tout, le responsable français a tenu à défendre son pilote, rappelant que ces difficultés faisaient partie du processus d’apprentissage, après une première journée jugée très positive en termes de roulage et de retours techniques. Red Bull devrait désormais privilégier un temps de piste pour Max Verstappen, fortement pénalisé par la pluie la veille.
Amayas LAAZIB



