
Malgré ce match nul ô combien précieux ramené de Tizi-Ouzou, il faut reconnaître que le Mouloudia d’Alger avait la possibilité de s’imposer en terre kabyle surtout après l’ouverture du score juste après l’heure de jeu. Les Algérois avaient réalisé le plus dur avant que Mohamed Saliou Bangoura ne commette le geste qui aura une incidence directe sur le résultat final de ce Clasico. Après un premier acte assez moyen, les Algérois vont trouver la faille juste après l’heure de jeu par l’intermédiaire d’Alhassane Bangoura qui venait tout juste de faire son entrée. Mais sur l’action du but, Saliou Mohamed Bangoura va commettre l’irréparable avec son geste obscène envers le public du stade Hocine-Aït Ahmed. Aussitôt, le joueur guinéen va se faire expulser par l’arbitre de la rencontre, Mechaïria laissant ainsi son équipe à dix. C’était l’incompréhension totale dans le camp mouloudéen car cette grosse affiche allait dès lors prendre une toute autre tournure. Sans changer de schéma de jeu, les visiteurs vont reculer considérablement pour défendre leur maigre acquis. Et à force de défendre, Bouguerra va commettre une faute qui offrira l’occasion à Madani de niveler la marque sur penalty.
Pour tous les Mouloudéens, le principal coupable n’est autre que Saliou Bangoura qui n’avait pas à se comporter de la sorte pénalisant ainsi son équipe qui aurait pu revenir de Tizi-Ouzou avec le plein de points. Mais après enquête, on se rend compte que Bangoura a été victime de propos racistes tout au long de la partie. Bien qu’il ait des circonstances atténuantes, cela ne justifie pas l’acte de l’attaquant mouloudéen qui risque une suspension de trois matchs. De ce fait, Bangoura risque une grosse suspension, bien que la direction mouloudéenne vient de présenter un dossier pour tenter de justifier l’attitude indigne de son joueur. Mais sur le plan comptable, les Algérois comptent désormais une avance de neuf points sur le club de Soustara en attendant le match en retard prévu demain soir face au CSC qui se tiendra à Douéra sans Bangoura Saliou Mohamed, bien évidemment.
N. L.



