
Le sélectionneur national, Salah Bouchekriou, est revenu sur la défaite face au Koweït. Il estime que ça a été un très bon test pour ses joueurs, même s’il y a un eu un manque d’efficacité flagrant en seconde période. Salah Bouchekriou a aussi évoqué l’absence des cadres, notamment Ayoub Abdi et Khelifa Ghodbane.
Quelle analyse faites-vous après cette rencontre face au Koweït ?
Il faut d’abord replacer ce match dans son contexte. Nous sommes en pleine phase de préparation, avec une charge de travail importante. Sur le contenu, il y a des choses intéressantes, mais le principal point négatif reste notre inefficacité offensive. On a raté trop d’occasions nettes en attaque, plus d’une dizaine de tirs face au gardien ou en situation favorable. À ce niveau, quand on ne concrétise pas, on se met en difficulté face à une équipe organisée.
Malgré tout, l’équipe a montré de bonnes séquences…
Oui, et c’est ce que je retiens aussi. Il y a eu de bons passages, notamment en première période où nous avons respecté le plan de jeu, avec une circulation de balle correcte et un bon engagement défensif. Malheureusement, nous n’avons pas su maintenir cette régularité sur l’ensemble du match. On a connu un relâchement en fin de match, aussi bien sur le plan physique que mental. Face à une équipe comme le Koweït, qui joue juste et attend la moindre erreur, cela se paye immédiatement. Ils ont su gérer les moments clés avec plus de lucidité.
Le Koweït était-il l’adversaire idéal pour ce type de tests ?
Absolument. C’est une équipe de qualité, bien structurée, avec une expérience internationale. Ça reste une bonne opposition pour nous. Ce genre de matchs permet de mesurer notre niveau réel, de voir où l’on en est et surtout ce qu’il reste à corriger avant la CAN.
L’absence de plusieurs cadres a-t-elle compliqué votre tâche ?
Oui, l’absence de certains cadres s’est faite ressentir, notamment dans la gestion du rythme et des temps faibles. Des joueurs comme Abdi Ayoub ou le gardien Khelifa Ghodbane apportent beaucoup, sur et en dehors du terrain. Mais ces absences font aussi partie de la réalité d’une sélection.
Vous avez toutefois profité de cette situation pour élargir votre effectif…
Exactement. J’ai eu l’occasion de faire tourner l’effectif et de donner du temps de jeu à des joueurs locaux. C’est très important pour moi de voir leur comportement dans un contexte international, face à des adversaires solides. Certains ont montré de belles choses et c’est encourageant pour la suite.
Comment jugez-vous l’état d’esprit du groupe durant ce stage en Slovénie ?
Très honnêtement, l’état d’esprit est bon. Les joueurs travaillent avec sérieux, ils sont à l’écoute et impliqués. Il y a une vraie volonté de progresser collectivement. Même après une défaite, le groupe reste concentré sur les objectifs à moyen terme.
Le match a aussi été marqué par les blessures de Berkous et de Zennadi. Un mot à ce sujet ?
Oui, malheureusement. Messaoud Berkous a ressenti une douleur après seulement deux attaques, et nous avons préféré le ménager immédiatement. Quant à Jallil Zennadi, il n’a pas joué en raison de sa blessure. La santé des joueurs passe avant tout, surtout à l’approche d’une compétition continentale. Forcément, cela nous oblige à nous adapter. Mais c’est aussi pour cela que ces matchs amicaux existent. Ils servent à anticiper ce genre de situations et à préparer plusieurs solutions.
Le prochain match contre le Kosovo, le 10 janvier, sera-t-il abordé différemment ?
Chaque match est une nouvelle étape. Face au Kosovo, nous chercherons surtout à améliorer notre efficacité offensive et à maintenir l’intensité sur toute la durée du match. L’objectif est de construire une équipe compétitive et équilibrée. Le travail avance bien, même si tout n’est pas encore parfait. Ce type de stages et de confrontations nous permet de grandir. Nous savons ce que nous devons améliorer et nous allons continuer à travailler dans ce sens pour arriver prêts à Kigali.
Propos recueillis par A. A.



