MOTOSPORTS

Nasser Al-Attiyah, roi du désert

Auto (Dernière étape)

La 48e édition du Rallye Dakar restera comme l’une des plus disputées et spectaculaires de l’histoire dans la catégorie Auto.

En treize étapes, pas moins de dix vainqueurs différents, issus de cinq constructeurs, se sont succédé au sommet des classements journaliers. Pourtant, au terme de ce marathon à travers l’Arabie saoudite, un nom s’impose une nouvelle fois avec autorité : celui de Nasser Al-Attiyah. Lors de la treizième et dernière étape, le pilote qatari de la Dacia s’est contenté de gérer son avance avec maîtrise, laissant la victoire du jour à Mattias Ekström. Une stratégie parfaitement assumée, qui lui a permis de sécuriser un sixième sacre sur le rallye-raid le plus exigeant au monde. Bien qu’il n’ait remporté que deux spéciales sur l’ensemble de l’épreuve, Al-Attiyah a fait la différence par sa constance, sa précision en navigation et sa capacité à éviter les erreurs, profitant également des faux pas de Toyota et de Ford malgré leurs performances ponctuelles. Ce succès revêt une dimension historique à plus d’un titre. À 55 ans, Nasser Al-Attiyah confirme un peu plus son statut de légende du Dakar, revenant à seulement deux victoires du record absolu détenu par Stéphane Peterhansel. Mais cette victoire marque aussi un tournant pour le constructeur qu’il défend : c’est en effet la toute première fois que Dacia s’impose au classement général du Dakar, inscrivant ainsi son nom au palmarès de l’épreuve. Derrière l’intouchable vainqueur, Ford peut toutefois se satisfaire d’un double podium. L’Espagnol Nani Roma termine deuxième à un peu plus de neuf minutes, tandis que Mattias Ekström complète le trio de tête à quatorze minutes. Une édition 2026 intense et indécise jusqu’au bout, finalement dominée par l’expérience, la régularité et le sang-froid d’un véritable roi du désert.

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