
Stade : Prince Moulay Hassan, Rabat
Affluence : nombreuse
Arbitrage : Daniel Nii Ayi Laryea, Zakhele Thusi Granville Siwela, Souru Phatsoane
But : Mahrez (23’) S.P – ALG
Averts : Bennacer (27’), Amoura (74’) – ALG
Sangaré (11’), Kabore (16’), Tabsopa (89’) – BFA
Algérie : Zidane, Chergui (Belghali 60’), Mandi, Bensebaïni, Hadjam (Boundjah 14’), Boudaoui, Bennacer (Abdelli 88’), Maza, Aït-Nouri, Mahrez (Belaïd 60’), Amoura (Chaïbi 88’)
Entr : Vladimir Petković
Burkina Faso : Koffi, Yago (Simporé 78’), Dayo, Tapsoba, Kouassi, Sangaré (Irié 78’), Ouédraogo, Zougrana (Minoungou 46’), Traoré, Kabore (L. Traoré 66’), Ouattara
Entr : Brama Traoré
L’Algérie rejoint les vestiaires avec un avantage (1-0) à l’issue d’une première période heurtée et peu rythmée, où l’impact physique a longtemps pris le pas sur le jeu. Les premières minutes donnent le ton : fautes à répétition, duels appuyés et séquences hachées empêchent toute continuité. Les tentatives algériennes passent principalement par la profondeur, à l’image d’Amoura, bien muselé d’entrée par la puissance de Tapsoba. Le premier coup du sort intervient à la 13’ avec la sortie prématurée de Jaouen Hadjam, touché après un contact rugueux. Son remplacement par Baghdad Bounedjah contraint Vladimir Petković à revoir son dispositif offensif. Peu à peu, les Verts parviennent à s’installer dans le camp adverse. À la 21’, Boudaoui glisse un ballon dans la surface pour Aït-Nouri, qui élimine son vis-à-vis et provoque un penalty. Deux minutes plus tard, Riyad Mahrez se charge de l’exécuter avec sang-froid, prenant Hervé Koffi à contresens (1-0, 23’). L’Algérie manque ensuite l’occasion de creuser l’écart sur une transition rapide parfaitement menée par Mahrez, mais Amoura bute sur un Koffi vigilant. En fin de période, la dynamique s’inverse. Le Burkina Faso accentue la pression et met la défense algérienne en difficulté, notamment sur coups de pied arrêtés. À la 42’, la transversale sauve les Algériens sur une tête de Kabore. Acculée par séquences, l’Algérie rejoint la pause avec l’avantage au score, mais sans dégager de véritables garanties dans le jeu.
Occasions manquées et gestion sous tension
De retour des vestiaires, le rythme baisse sensiblement. L’Algérie monopolise le ballon, fait tourner, mais peine à accélérer et à casser les lignes. Le bloc défensif reste en revanche bien organisé, coulissant avec discipline pour contenir les initiatives burkinabées, pendant que le banc algérien tente d’insuffler du sang neuf. La première alerte vient pourtant du Burkina Faso. Minoungou tente sa chance à ras de terre, mais Luca Zidane, parfaitement placé, accompagne le ballon jusqu’à sa sortie près du poteau. Une intervention pleine de maîtrise. Les occasions algériennes se multiplient ensuite, sans réussite. À la 66’, Ibrahim Maza, servi par Bounedjah, expédie sa frappe au-dessus alors qu’Amoura était en excellente position. Deux minutes plus tard, le jeune milieu bute à bout portant sur un Hervé Koffi impérial. La maladresse persiste. Boudaoui manque le cadre de la tête à la 75’, sous le regard frustré de Bounedjah. En face, Koffi s’érige en dernier rempart. À la 77’, après une récupération haute d’Amoura, Aït-Nouri déclenche une frappe sèche repoussée en corner par le portier burkinabé. Dans le dernier quart d’heure, les Algériens reculent, regroupés autour de leur surface, laissant le Burkina Faso pousser.
Solides mais inefficaces, les Fennecs gèrent les dernières minutes avec prudence, conscients que leur manque de réalisme aurait pu les exposer. Une victoire au forceps, entre discipline défensive et occasions manquées, au terme d’un match âpre et longtemps indécis.
Djamel ABED



