
Sébastien Ogier est entré un peu plus dans la légende. En décrochant la troisième place au Rallye d’Arabie saoudite, dernière manche de la saison, le pilote français de Toyota a conquis son neuvième titre mondial WRC. Un exploit monumental pour le champion de 41 ans, qui rejoint ainsi son compatriote Sébastien Loeb en tête du palmarès de la discipline. Couronné en 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021 et désormais 2025, Ogier marque l’histoire d’un championnat qu’il n’a disputé cette année qu’à temps partiel. Le duel à distance avec Elfyn Evans a tenu en haleine jusqu’à la Power Stage finale, ultime juge de paix d’une saison indécise jusqu’au bout. Evans a bien signé le meilleur temps pour engranger des points supplémentaires, mais cela n’a pas suffi : la troisième place d’Ogier lui offrait mathématiquement la couronne mondiale, un an après le sacre de Thierry Neuville.
Ce « Super Saturday » (couru exceptionnellement le samedi) saoudien a d’ailleurs été riche en rebondissements. Adrien Fourmaux a ouvert la journée avec un scratch, tandis que Thierry Neuville prenait les commandes du général devant Martins Sesks. Mais le Letton a vu ses espoirs s’envoler avec deux crevaisons successives, dégringolant de sept positions. Même sort pour Kalle Rovanperä, contraint d’abandonner toute ambition dans la lutte au titre lors de sa dernière saison complète en WRC. Ogier, lui, a su saisir sa chance dans la SS116, signant son deuxième meilleur temps du week-end et remontant sur le podium provisoire. Un placement stratégique qui lui permettra, quelques heures plus tard, de décrocher un neuvième sacre planétaire, égalant ainsi Loeb et scellant l’un des chapitres les plus marquants de l’histoire moderne du rallye.
Djaffar KHODJA



