
L’ex-portier international algérien Sofiane Elimam n’a pas mâché ses mots en évoquant la situation actuelle de la section handball du Mouloudia d’Oran. Très affecté par la dégradation progressive de son club de cœur, il a tenu à exprimer son profond désarroi : « J’ai vraiment mal au cœur pour mon club, le MCO. Je tiens à dire que ce club phare, qui a marqué l’histoire du handball régional et national, est aujourd’hui victime de son entourage. » Il a accusé, en premier lieu, les dirigeants du club, soulignant un climat délétère autour de l’institution : « Le MCO est pris en otage depuis des années. Les décisions intempestives, les conflits internes, ainsi que l’absence de vision claire ont plongé la section dans une crise profonde qui n’en finit plus. » Selon lui, cette situation perdure de manière chronique, et cela pèse lourdement sur les joueurs, le staff et les supporters : « Je m’adresse aujourd’hui aux dirigeants : laissez le club tranquille. Cela fait vingt longues années que le MCO traverse des difficultés sur tous les plans, que ce soit financier, organisationnel ou sportif. Cette instabilité constante ne peut plus durer, il est urgent d’apporter des solutions durables. »
« Hyproc pourrait être la solution »
Par la suite, l’ancien portier de la sélection algérienne, également figure emblématique du MCO, a exprimé son souhait de voir une prise en charge plus sérieuse et professionnelle de la section handball. Il a évoqué l’exemple du football, où un partenaire solide a permis de redonner de l’élan au club : « Comme cela a été le cas pour la section football, je souhaite vraiment que la société Hyproc prenne en charge la section handball. Cette entreprise, jouissant d’une solide assise financière et d’un engagement reconnu dans le sport local, pourrait offrir au handball du MCO la stabilité et les moyens nécessaires pour espérer voir le bout du tunnel. » Pour Sofiane Elimam, la section handball du Mouloudia peine à se maintenir aujourd’hui dans l’élite nationale et sa situation est alarmante : « Le MCO n’a pas réussi à terminer une saison parmi l’élite depuis trop longtemps. Entre le manque de soutien matériel, l’absence d’une structure adéquate et les difficultés de gestion, cette section souffre énormément. » Il a également insisté sur l’urgence de développer un véritable centre de formation : « Il faut réellement mettre les moyens pour aider cette section qui, malheureusement, ne dispose même pas d’une catégorie jeune structurée. Or, c’est la formation des jeunes qui permet à un club de durer sur le long terme, en construisant une pépinière de talents locaux capables d’assurer la relève. Sans un travail sérieux dès la base, il sera impossible de redresser la barre. »
A. A.



