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MOTOGP – Martin s’impose à Misano devant Bezzecchi et Bagnaia qui serre les dents

L’Espagnol de Ducati Pramac domine dès le premier virage, devant Bez et Pecco : il est désormais -36 derrière lui au classement. Excellent 4e Pedrosa avec la KTM, devant l’Aprilia de Viñales. Marc Màrquez bon 7e.

Le château de Saint-Marin tient, mais est attaqué. A Misano, le malade Pecco Bagnaia reproduit la course stoïque de samedi avec une solide troisième place qui lui permet de limiter la casse au classement : Jorge Martin remporte une nouvelle fois le GP sur la Pramac Ducati, précédant Marco Bezzecchi, Bagnaia et Dani Pedrosa d’une arrivée en photocopie de la course sprint. La confirmation des valeurs de la veille laisse le classement mondial quasiment inchangé, mais avec un indice important : Bagnaia est toujours leader, mais son avantage sur Martin est désormais de 36 points, inférieur à ceux offerts par un week-end complet de course. (37 : 12 samedi, 25 dimanche), avec Bezzecchi à -65. Pecco reste fermement maître de son destin et la course de Misano confirme son statut de champion, mais il ne pouvait faire mieux face au rythme soutenu de l’Espagnol de Pramac qui, en pleine forme, a remporté son deuxième succès de la saison.

Le cœur de Bagnaïa
En jaune pour rappeler l’une des couleurs historiques de Ducati, Bagnaia serre les dents et tient pendant les deux tiers de la course à la deuxième place, avec des interrogations légitimes liées à sa condition physique au loin après l’hématome à la jambe droite, touché par Brad Binder le week-end dernier en Catalogne. La douleur augmentant proportionnellement au fil des tours, Bagnaia perd un peu de rythme, laisse la deuxième place à Bezzecchi et ne vise qu’à défendre un précieux podium face à l’attaquant Dani Pedrosa. L’Espagnol de 37 ans, pilote d’essai de luxe de Mattighofen, donne une leçon de classe à tout le monde : il est le meilleur des KTM, les propriétaires Jack Miller et Brad Binder finissent par terre, même si le Sud-africain parvient toujours à terminer 14e après la chute. Au départ Martin prend la tête et Bagnaia, comme en sprint, dépasse immédiatement Bezzecchi (avec une légère touche) pour tenter de le mettre à mal. L’Espagnol répond à son attaque dans le dernier virage du premier tour en fermant la porte. Là s’engage un duel entre les trois Ducati aux écarts serrés et les KTM qui rôdent. Binder s’élimine et Pedrosa se rapproche, mais ne parvient jamais à mettre à mal le trio de Desmosedici qui donne le ton. A mi-course, Martin, impeccable et en tête du premier au dernier virage, donne le break décisif : il ramène l’avance à 1″ et Bagnaia n’a pas la force de répondre. Bezzecchi essaie, pas non plus à son meilleur en raison d’une blessure à la main, contractée lors de la chute multiple en Catalogne, mais s’étant libéré de Pecco alla Quercia, il n’a pas le rythme pour compromettre le succès de l’Espagnol.

Màrquez encore
A noter les chutes de Joan Mir (encore un autre de la saison avec Honda), Pol Espargaró et l’accident entre un Jack Miller en forte baisse et Michele Pirro, un contact qui a fini par faire l’objet d’une enquête, mais surtout la prestation de Marc Màrquez. L’octuple champion du monde a participé à la meilleure course de l’année avec le choix, à contre-courant, du pneu tendre à l’arrière et a terminé 7e à la veille d’un test clé avec Honda. Marc a cédé sur la fin face à Miguel Oliveira, sixième, alors qu’il a failli savourer la possibilité d’attaquer également Maverick Viñales pour la 5e. Reste chez Aprilia, il reste la modeste 12e place d’Aleix Espargaró, vainqueur en Catalogne, qui compromet ses chances avec un mauvais départ. Pour compléter le Top 10, 8e Raul Fernandez, bon avec l’Aprilia RNF, 9e Luca Marini et 10e Johann Zarco, partenaire de Jorge Martin, ce dernier ayant dominé le week-end avec une force de conscience remarquable.

Amayas LAAZIB

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