
La sélection nationale algérienne de judo a quitté Alger, mardi dernier, à destination de Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan, où elle effectuera un stage de préparation jusqu’au 2 octobre 2026.
Ce regroupement constitue l’ultime étape du travail préparatoire avant les Championnats du monde seniors, prévus à Bakou, en Azerbaïdjan, du 4 au 10 octobre prochain. À travers ce stage, le staff technique national entend permettre aux athlètes de peaufiner leur préparation, d’élever leur niveau de concentration et d’aborder le rendez-vous mondial dans les meilleures conditions possibles. La délégation algérienne est conduite par l’entraîneur Abdessamed Ihssane Mazari. Elle comprend également quatre judokas appelés à défendre les couleurs nationales dans leurs catégories respectives : Yasmine Djellab (-63 kg), Kaïs Mohieddine Moudather (-66 kg), Redouane Driss Messaoud (-73 kg) et Mohamed El-Mehdi Lili (+100 kg). Tous ont été retenus par la Fédération algérienne de judo à la lumière de leurs résultats et de leurs performances enregistrées sur la scène africaine et lors des récentes compétitions internationales.
Le choix de Tachkent pour abriter cette dernière phase de préparation n’est pas fortuit. Le stage offrira aux judokas algériens l’occasion de poursuivre leur travail dans un environnement adapté, tout en bénéficiant de confrontations et de séances destinées à améliorer les aspects techniques, tactiques et physiques. À quelques jours du début des Mondiaux, l’objectif sera notamment de corriger les dernières insuffisances, de renforcer les automatismes et de gérer au mieux la récupération afin d’arriver à Bakou avec un maximum de fraîcheur et de confiance. Les Championnats du monde de judo seniors, messieurs et dames, revêtent une importance particulière pour la discipline en Algérie. La compétition réunira les représentants de 92 pays, dont huit nations arabes, ce qui confirme le niveau élevé et la forte dimension internationale de l’événement. Face à une concurrence particulièrement relevée, les judokas algériens devront faire preuve de lucidité, de maîtrise et d’engagement pour franchir les différents tours et aller le plus loin possible dans le tableau.
À la veille de leur départ pour Tachkent, Kaïs Moudather et Driss Messaoud, sociétaires du club Ouled El-Bahia et membres de la sélection nationale, ont affiché une grande détermination. Les deux athlètes ont assuré qu’ils poursuivaient sérieusement leur préparation en prévision de cette échéance majeure. Ils ont également souligné que représenter l’Algérie dans un championnat du monde constitue une responsabilité importante, mais aussi une source de motivation supplémentaire.
Driss Messaoud, auréolé de son titre méditerranéen, nourrit de grandes ambitions à Bakou. « Après l’or méditerranéen, je vise le podium au Mondial de Bakou. Je suis fier d’avoir décroché la médaille d’or lors des Jeux méditerranéens en Italie et d’avoir conservé mon titre pour la deuxième fois consécutive. C’est une réalisation importante dans ma carrière sportive. Mon principal objectif lors de ce rendez-vous sera de monter sur le podium. La réalisation de cette ambition passe par la poursuite du travail avec la même détermination », a-t-il déclaré. De son côté, Kaïs Mohieddine Moudather considère sa participation comme une occasion importante de se mesurer aux meilleurs judokas de la planète. « J’aborderai la compétition avec une grande concentration et une forte détermination afin de réaliser une performance honorable. Je souhaite réussir pour honorer l’Algérie et Oran », a-t-il affirmé.
Après le stage de Tachkent, la sélection nationale ralliera Bakou pour entamer la compétition mondiale avec l’ambition de défendre dignement les chances algériennes et de confirmer les progrès réalisés par le judo national.



