
Fraîchement élu à la tête de la Fédération algérienne des sports aquatiques, Salim Iles est déjà attendu sur deux rendez-vous importants. Les Championnats arabes de Manama et les Mondiaux en petit bassin de Pékin constituent ses premiers grands défis, avec la nécessité de préparer au mieux la sélection nationale et de donner une nouvelle impulsion à la natation algérienne.
Élu à la présidence de l’instance fédérale le 31 octobre dernier, Salim Iles se retrouve déjà face à deux importantes échéances internationales qui exigent une attention particulière. L’ancien champion international de natation, sur lequel pèsent de grandes attentes quant à sa capacité à insuffler une nouvelle dynamique à la discipline, devra rapidement se pencher sur les préparatifs de la sélection nationale en prévision des Championnats arabes de Manama, au Bahreïn, et des Championnats du monde en petit bassin de Pékin 2027, en Chine. Deux compétitions inscrites au calendrier, mais qui présentent des enjeux sportifs différents et nécessitent chacune une approche spécifique.
Ces premiers dossiers constitueront un véritable test pour le nouveau président, appelé à assurer la continuité du travail technique tout en imprimant progressivement sa propre vision. La préparation des athlètes, la coordination avec les entraîneurs, la définition des objectifs et la mobilisation des moyens logistiques figurent parmi ses principales préoccupations. D’autant que le temps est désormais compté et que la nouvelle équipe fédérale ne dispose que d’une marge de manœuvre limitée pour finaliser les préparatifs.
Manama, une première occasion de mesurer le potentiel national
Le premier rendez-vous est prévu aux Championnats arabes de natation, programmés du 19 au 23 novembre à Manama. Cette compétition réunira les différentes catégories d’âge, des cadets aux juniors et aux seniors, aussi bien chez les garçons que chez les filles. Elle représente une occasion importante pour les nageurs algériens de se mesurer à leurs homologues arabes, de défendre les couleurs nationales et de confirmer les progrès réalisés au cours de leur préparation.
Pour Salim Iles, le premier défi consistera à s’assurer que la délégation nationale aborde cette échéance dans les meilleures conditions. Il lui faudra notamment faire le point sur les préparatifs déjà engagés, évaluer le niveau de forme des nageurs concernés et veiller à ce que les aspects organisationnels et techniques soient réglés dans les délais. La composition définitive de la sélection, la disponibilité des athlètes, l’encadrement technique ainsi que les conditions de déplacement et de séjour constituent autant de paramètres à prendre en considération.
Sur le plan sportif, l’intérêt de cette compétition réside également dans la possibilité d’évaluer le niveau des différentes catégories, notamment les jeunes nageurs appelés à assurer la relève. Les Championnats arabes peuvent ainsi servir de cadre d’évaluation pour mesurer leur progression, leur capacité à gérer la pression des compétitions internationales et leur aptitude à rivaliser avec les meilleures écoles de natation de la région. Pour les seniors, l’objectif sera de faire valoir leur expérience et de viser les meilleures performances possibles.
Pékin, une confrontation avec l’élite mondiale
Le second défi s’annonce d’une tout autre dimension avec les Championnats du monde de natation en petit bassin, prévus du 1er au 6 décembre 2027 à Pékin. Cette compétition, organisée sous l’égide de World Aquatics, réunira plus d’un millier de nageurs représentant plus de 200 pays. Elle constituera ainsi une confrontation de très haut niveau, où les représentants algériens auront l’occasion de se mesurer aux meilleurs spécialistes mondiaux de la discipline.
Contrairement au rendez-vous arabe, où plusieurs catégories d’âge seront concernées, les Mondiaux représentent une échéance de référence pour le haut niveau et exigent des performances répondant à des critères internationaux précis. La question de la qualification et du choix des nageurs sera donc déterminante. La Fédération devra établir un état des lieux des performances réalisées par les athlètes susceptibles de participer, vérifier leur conformité aux critères d’engagement et arrêter une sélection capable de représenter dignement l’Algérie.
Pour Salim Iles, l’enjeu sera aussi de déterminer les ambitions de la délégation algérienne et de mettre en place un accompagnement approprié pour les athlètes retenus. Une présence aux Mondiaux ne doit pas uniquement être considérée comme une expérience internationale, mais également comme une occasion de se rapprocher des standards mondiaux et de situer le niveau réel de la natation nationale par rapport à la concurrence.
Un début de mandat sous le signe de l’urgence
Ces deux compétitions constituent ainsi les premiers grands dossiers auxquels le nouveau président devra apporter des réponses concrètes. Elles nécessitent une gestion rigoureuse, une bonne coordination entre les différentes structures techniques et une mobilisation rapide des moyens disponibles. Si certaines sources expliquent l’absence de Salim Iles durant les premiers jours de son mandat par les formalités de passation de consignes avec son prédécesseur, Nacereddine Zahafi, ainsi que par quelques obligations personnelles, d’autres estiment que l’importance de ces échéances impose une prise en main immédiate des dossiers.
Élu avec 40 voix favorables, contre trois oppositions et quatre bulletins annulés, Salim Iles bénéficie d’une confiance importante des membres de l’Assemblée générale. Il lui appartient désormais de concrétiser les attentes placées en lui. Manama et Pékin seront donc ses deux premières occasions de mettre en pratique ses orientations et de donner un aperçu de la nouvelle dynamique qu’il entend instaurer au sein de la natation algérienne.
N. E.



