
Longtemps attendue, la nouvelle monoplace de Williams Racing s’est enfin dévoilée. Première poursuivante du peloton de tête l’an passé, l’écurie de Grove entend confirmer en 2026 avec une FW48 marquée par des choix techniques forts, notamment l’adoption d’une suspension avant à tirant (pull-rod), devenant la troisième équipe à opter pour cette architecture. À l’avant, la géométrie guide les flux vers le fond plat, tandis que l’aileron adopte une philosophie cohérente avec ce concept. Les écopes de freins, très compactes, rappellent les solutions vues chez la Scuderia Ferrari et Mercedes, tout comme certaines subtilités aérodynamiques à l’arrière, notamment l’extension du diffuseur autour de la structure d’impact. La partie centrale révèle un important recentrage des radiateurs au sommet de la power unit, libérant les flancs pour canaliser les flux vers l’arrière. Les pontons restent larges mais se resserrent nettement en fin de carrosserie, signe d’une recherche d’efficacité aérodynamique. Reste un obstacle majeur : le poids. Comme plusieurs équipes, Williams peine à atteindre le minimum réglementaire et prévoit un programme d’allègement progressif. En attendant, les essais de Bahreïn seront impotrtant pour combler le retard accumulé et exploiter le potentiel d’une FW48 techniquement ambitieuse.
Djaffar KHODJA


