
À l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération algérienne de volley-ball (FAVB), tenue hier au siège du Comité national olympique et sportif algérien (CNOS) à Ben Aknoun, le projet de réforme du système de compétition, porté par le président de l’instance fédérale, Mohand Tamadartaza, a officiellement reçu l’aval des membres présents. Un tournant décisif pour l’avenir du volley-ball national. Le verdict a été sans appel : 63% des votants ont approuvé la réforme à bulletin secret, contre 33% d’opposants, tandis que 3,84% se sont abstenus. Ce large plébiscite consacre la volonté collective d’insuffler une nouvelle dynamique à la discipline et d’adapter le championnat aux exigences de performance et de compétitivité. Au cœur des débats, la révision en profondeur du système de compétition du Championnat d’Algérie de Nationale 1-A, aussi bien chez les messieurs que chez les dames. Une décision stratégique, appelée à redessiner les contours de la saison sportive, à renforcer l’équilibre entre les équipes et à élever le niveau général de l’élite nationale. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi pour le volley-ball algérien, avec l’ambition affirmée de franchir un cap qualitatif et de renouer avec l’excellence.
Cette réforme s’inscrit dans une refonte profonde du système de compétition, devenue incontournable pour rehausser le niveau du championnat et instaurer un meilleur équilibre entre les formations de l’élite. Une ambition claire : dynamiser la compétition, renforcer l’intensité des confrontations et offrir un spectacle plus relevé. Dans cette optique, deux nouveaux formats ont été proposés, l’un pour les seniors messieurs, l’autre pour les seniors dames. Chez les hommes, la grande nouveauté réside dans la création d’un palier « Excellence », qui regroupera uniquement douze équipes, contre vingt actuellement. Les autres clubs seront répartis en trois groupes distincts, une formule pensée pour une meilleure hiérarchisation des niveaux, une répartition plus cohérente des forces en présence et une compétitivité accrue tout au long de la saison. Du côté des dames, la Fédération algérienne de volley-ball ambitionne de mettre en place un palier intermédiaire afin de corriger les déséquilibres structurels actuels. Sur les 32 équipes féminines recensées à l’échelle nationale, 16 évoluent aujourd’hui en Nationale 1-A, soit la moitié de l’effectif global, une configuration jugée peu propice au développement durable de la discipline. Pour remédier à cette situation, la FAVB prévoit de réduire ce nombre à dix clubs seulement au plus haut niveau, dans le but d’instaurer une concurrence plus homogène, d’intensifier les duels et d’élever sensiblement la qualité du jeu.
N. E.



