Les douze travaux d’Audi

À peine une semaine après ses tout premiers essais privés en Formule 1, Audi prend pleinement la mesure du chantier colossal qui l’attend.
Entre Barcelone et le prochain roulage prévu à Bahreïn, l’équipe allemande, qui reprend l’héritage de Sauber, doit composer avec un programme extrêmement dense et de nombreuses difficultés techniques, notamment liées à sa toute première unité de puissance conçue en interne. Sans se dire surprise, Audi reconnaît l’ampleur de la tâche dans un contexte de profonde révolution réglementaire. Pour Mattia Binotto, directeur du projet F1, la situation est claire : la liste des points à corriger est tout simplement inédite dans sa carrière. Problèmes de fiabilité, ajustements de design, organisation opérationnelle… rien ne peut être laissé au hasard afin d’aborder Bahreïn dans de meilleures conditions. Sur la piste, Nico Hülkenberg et Gabriel Bortoleto ont cumulé un peu plus de 1 000 km en trois jours, un total inférieur à celui des équipes de pointe comme Mercedes ou Ferrari. De nombreux arrêts ont freiné le programme, mais chaque tour a permis d’accumuler de précieuses données. Malgré ces obstacles, Audi reste confiante. Les essais ont mis en lumière une fiabilité encore fragile, mais aussi de nombreux enseignements jugés très positifs. Pour Binotto, ce projet ambitieux est encore en phase de construction : exigeant, complexe, mais porteur d’un fort potentiel à long terme.
Amayas LAAZIB



