
La saison de Formule 1 2026 commence déjà à s’animer. Tandis qu’Audi a effectué un filming day hier à Barcelone, Red Bull et Racing Bulls dévoileront leurs livrées le 15 janvier à Détroit. En coulisses, à Milton Keynes, les équipes finalisent la RB22, attendue pour ses premiers essais privés à Barcelone en fin de mois. Selon des informations en provenance du siège britannique, l’écurie dirigée par Laurent Mekies a opté pour une approche résolument différente de celle de ses concurrents. La RB22 se présentera dès les premiers tests avec une configuration aérodynamique déjà bien définie, destinée à évoluer de manière ciblée lors des essais suivants à Bahreïn. Cette orientation ne traduit pas une prudence excessive, mais constitue au contraire la base d’un programme de développement extrêmement soutenu sur la première moitié de la saison.
L’objectif est clair : disposer rapidement d’un concept aérodynamique de référence afin de mesurer précisément l’efficacité des évolutions futures. Cette stratégie s’appuie sur un renforcement massif des moyens humains et techniques, notamment dans les domaines de la simulation, du CFD et de la corrélation des données issues de la soufflerie actuelle, en attendant l’entrée en service de la nouvelle installation en construction. Face aux incertitudes liées au moteur Red Bull Powertrains–Ford, encore jeune, Red Bull entend compenser d’éventuelles faiblesses par un affinement constant de l’aérodynamique. Dans une F1 2026 marquée par la complexité de la gestion électrique et de l’aérodynamique active, l’écurie autrichienne mise sur une interprétation originale, fidèle à une philosophie qui, par le passé, a souvent fait la différence.
Amayas LAAZIB



