L’attaque toujours en panne sèche !

L’USM Alger, l’un des clubs phares de la capitale, traverse une période de disette offensive inquiétante. Samedi dernier face au CS Constantine au stade Chahid-Hamlaoui, les attaquants usmistes se sont, une fois de plus, montrés inefficaces. Ni Houssem Ghacha, ni Ahmed Khaldi, ni Emmanuel Ernest, et encore moins Ghiles Guenaoui, incorporé en seconde période, n’ont réussi à faire trembler les filets. C’est finalement le milieu de terrain Zakaria Draoui qui inscrit l’unique but de son équipe.
Un scénario qui n’a rien d’exceptionnel pour les supporters de l’USMA. Quelques jours plus tôt, c’est le défenseur Rayane Mahrouz qui l’avait fait contre le MCEB et a failli offrir les trois points aux Rouge et Noir si ce n’est le but encaissé suite à une bourde de Radouani. Deux matchs, deux buts inscrits par des joueurs évoluant loin de la ligne offensive. Une anomalie statistique qui en dit long sur le mal profond dont souffre l’équipe de Benchikha : l’inefficacité offensive.
Des attaquants en manque de confiance
Sur le papier, l’attaque usmiste possède des arguments : la vitesse de Ghacha, la technique de Khaldi, la puissance d’Ernest et la fougue de Guenaoui sans oublier ce que Benayad, Bouderbala ou encore le jeune Mechid peuvent apporter grâce à leurs qualités. Pourtant, ces qualités ne se traduisent plus en buts. L’absence de réalisme dans les 30 derniers mètres, les mauvais choix dans les zones de vérité et un manque flagrant de lucidité dans le dernier geste plombent les efforts collectifs de l’équipe.
Une dépendance inquiétante à l’égard du milieu et de la défense
Si l’implication offensive des milieux et des défenseurs peut être un atout, elle ne doit pas devenir une solution de repli systématique. Aujourd’hui, c’est clairement le cas à l’USMA. Cette dépendance cache une défaillance structurelle dans la construction et la finition des attaques. Sans une ligne offensive efficace, l’équipe ne pourra pas tenir la cadence sur le long terme.
Une trêve pour corriger le tir
L’entraîneur Abdelhak Benchikha aura fort à faire durant cette trêve internationale. Ce temps mort dans le calendrier est une occasion en or pour revoir les schémas offensifs, remobiliser ses attaquants et peut-être redonner confiance à un secteur qui doute. Travail spécifique devant les buts, automatisme entre les lignes, remobilisation mentale : le chantier est vaste, mais indispensable. Car si l’USMA veut rester dans la course aux premières places, elle devra compter sur autre chose que les inspirations de ses défenseurs et milieux.
L’USM Alger peine à avancer et ne convainc pas trop jusqu’à présent. L’attaque est en panne, et les chiffres parlent d’eux-mêmes. La solution viendra peut-être d’un déclic psychologique ou d’un changement tactique. En attendant, Benchikha doit trouver la clé pour relancer ses artilleurs, sous peine de voir son équipe perdre de précieux points à l’avenir.



