MOTOSPORTS

Russell veut s’investir dans la sécurité

Directeur de la GPDA

Depuis quelques années, George Russell s’est affirmé comme l’un des acteurs majeurs de la Formule 1, sur la piste comme en dehors. Devenu véritable leader chez Mercedes après le départ de Lewis Hamilton, le Britannique vit la meilleure saison de sa carrière, tout en assumant une mission qui lui tient particulièrement à cœur : son rôle de directeur de la GPDA, l’association des pilotes de F1, aux côtés de Carlos Sainz. Un engagement qu’il a hérité de Sebastian Vettel, et qui l’amène à placer la sécurité au centre de ses préoccupations. « Je ne cherche pas à laisser un héritage, ce n’a jamais été mon intention. Mais si je vois une opportunité d’améliorer quelque chose, je veux en parler, surtout si cela concerne la sécurité en piste ou celle des voitures », a expliqué le pilote Mercedes dans un entretien accordé à Autosport.

Russell confie que sa sensibilité au sujet est née de plusieurs chocs vécus de près. « En 2012, j’étais coéquipier de Billy Monger [qui a perdu ses jambes dans un accident en F4 britannique en 2017]. J’avais un lien très fort avec lui. J’ai vu son accident en direct. Puis il y a eu celui d’Anthoine Hubert, à Spa en 2019. Je l’ai vu aussi en direct. C’était écœurant à regarder. Quand tu vis de telles expériences avec des personnes que tu connais bien et que tu crois avoir des idées pour améliorer la sécurité, c’est naturel de vouloir les partager. » Le Britannique évoque enfin un troisième traumatisme : l’accident de Romain Grosjean au Grand Prix de Bahreïn 2020. « J’étais juste devant lui, je l’ai dépassé. Je regarde encore cette image dans ma tête : dans mon rétro, je n’ai vu que des flammes, elles couvraient tout. Ça aurait pu arriver à n’importe qui, même au meilleur pilote du monde. Voilà le danger que nous courons. C’est exactement pour cela que j’ai voulu m’impliquer davantage. » En s’exprimant ainsi, George Russell rappelle que, au-delà des podiums et des victoires, la Formule 1 reste un sport où la vigilance sur la sécurité n’est jamais acquise.

Djaffar KHODJA

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