Football Algérien

Walid Sadi très ambitieux pour sauver le football algérien

Candidat unique à la présidence de la FAF

Candidat unique à la présidence de la Fédération algérienne de football, Walid Sadi se dit ambitieux de servir le football algérien.

La commission électorale de la FAF prépare l’assemblée générale élective, prévue aujourd’hui à partir de 10h au Centre technique de Sidi Moussa. Mais comme les dossiers de Meziane Ighil et d’Abdelkrim Medouar ont été rejetés, l’AG élective se déroulera finalement avec un candidat unique. En clair, les pouvoirs publics ont déroulé le tapis rouge à Sadi. Walid Sadi aura donc la voie libre pour succéder à Djahid Zefizef au siège de Dely Ibrahim. Le président en devenir brise enfin le silence en dévoilant ses objectifs et selon lui, il ne s’agit pas d’un programme électoral, mais juste des objectifs, dans la mesure où il va compléter le mandat olympique 2021-2025. Il a pour ambition de sauver le football algérien. « Je suis soulagé après que la commission électorale à la FAF ait accepté mon dossier de candidature. Prêt à assumer mes responsabilités. Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont fait confiance », a-t-il écrit d’emblée sur son compte X (ex Twitter). Et d’ajouter : « On va rencontrer les actifs dans le football professionnel et amateur afin de déceler les différents problèmes pour, ensuite, faire en sorte de les résoudre. On fera appel aux experts pour étudier la situation financière de la FAF et essayer de trouver les ressources financières pour faire face à des éventuelles crises», a-t-il dit.

Lutter contre la corruption, le chantier miné
L’ancien membre du Bureau fédéral qui, pour rappel, n’a jamais occupé un poste décisionnaire ou important dans le milieu du football national, affirme qu’il va mener une guerre contre la corruption et la médiocrité, et s’est engagé à tout mettre en œuvre pour rassembler la famille du football algérien. « Ma main sera tendue à tout le monde, sans exception. Je ferai de mon mieux pour lutter contre la corruption, la médiocrité et la marginalisation », a-t-il indiqué. La corruption qui ronge le football algérien de l’intérieur a toujours existé, il est facile pour tout le monde de truquer des matches et d’en manipuler les résultats. Il suffit seulement d’avoir son réseau. La corruption qui reste un chantier miné et dangereux a atteint tous les échelons du football algérien, des joueurs en activité, des arbitres et des dirigeants de la discipline sportive et des pseudo-managers. Sadi aura-t-il le cran de dénoncer les corrupteurs connus et reconnus sur la scène footballistique, et que personne n’a rien fait contre eux auparavant ?

Les guerres intestines, l’autre chantier de Sadi
Pour pouvoir mener ses projets à bon port, Walid Said a besoin de beaucoup de temps. Car s’engager à remettre de l’ordre dans un milieu qui a toujours baigné dans des eaux troubles en menant la guerre à la corruption et à la médiocrité, ne sera certainement pas chose aisée même s’il aura les coudées franches et disposera d’une puissance illimitée. Les guerres intestines pour briguer un poste et bénéficier des avantages, ont toujours fait rage dans la bâtisse de Dely Ibrahim, et elles seront encore plus intenses. Déjà, certaines voix ont commencé à s’élever contre les futures décisions du candidat unique quant aux changements prévus au niveau du siège de la FAF où les jours du secrétaire général, Mounir D’bichi sont désormais comptés et certains postes proches de la sélection nationale dont celui de Salah Bey Abboud en sa qualité de chargé de communication de l’instance faîtière pour ne citer que ces deux postes.

Le CTN et la DTN, sont ses priorités
La réhabilitation du CTN de Sidi Moussa est aussi une priorité pour Sadi. « L’une de mes priorités, c’est la réhabilitation du CTN de Sidi Moussa. La sélection nationale doit être mise dans les meilleures conditions possibles en prévision des prochains importants rendez-vous ».
Le candidat unique pour la présidence de la FAF donne aussi une grande importance à la DTN de la FAF. « Un grand remaniement s’impose au sein de la direction technique nationale. On va engager des personnes compétentes pour chapeauter les sélections des différentes catégories », a ainsi annoncé Walid Sadi.

Sera-t-il capable ?
Parmi les priorités, faire appel à toutes les compétences susceptibles d’apporter un plus, tout en restant à l’écoute des différents acteurs qui sont sur le terrain, car considérés comme les mieux placés pour évoquer les vrais problèmes, qui entravent la bonne marche de la discipline. Ils sont aussi les mieux habilités à proposer des solutions.
Sadi espère cette fois-ci bénéficier de la confiance des pouvoirs publics, après avoir échoué auparavant dans sa quête à conquérir le siège de Dely Ibrahim. Déjà en avril 2022, Sadi avait annoncé sa candidature pour succéder à Charaf-Eddine Amara, démissionnaire à l’issue de l’élimination de l’équipe nationale en barrages de la Coupe du monde 2022 face au Cameroun. Quelques mois plus tard, soit en juillet 2022, point de Sadi, puisqu’il a décidé de faire machine arrière et ne pas déposer sa candidature, contrairement à Abdelhakim Serar et Djahid Zefizef, ce dernier a été élu pour poursuivre le mandat jusqu’en 2025.
Cette fois-ci, Sadi est revenu à la charge, pas pour jouer le rôle de lièvre, mais pour postuler réellement à la présidence de la FAF, d’autant que d’aucuns estiment qu’il a le profil requis pour occuper ce poste important.
Sadi a-t-il les moyens de réussir là où ses prédécesseurs ont échoué ?

Djamel Abed

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