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Cylia Ouikene, l’argent au bout du combat

Championnat du monde League K1, Leshan - 2026

Elle n’en finit plus de briller. À Leshan, théâtre d’une nouvelle étape de la prestigieuse League K1, la jeune karatéka algérienne Cylia Ouikene a une fois de plus marqué les esprits en décrochant une éclatante médaille d’argent dans la catégorie des moins de 50 kg. Une performance de haut vol qui confirme sa belle ascension au sommet du karaté mondial. Hiere, en finale du kumite, l’Algérienne de 24 ans a livré un duel très disputé face à la redoutable Vénézuélienne Yorgelis Salazar, quintuple championne du monde et grande favorite lors de ce rendez-vous. Dans un combat d’une rare intensité, les deux athlètes se sont neutralisées jusqu’au score de 6-6. Mais au terme d’un affrontement indécis et haletant, la décision est tombée en faveur de Salazar grâce à la règle du « Senshu », laissant Ouikene aux portes de l’or, mais récompensée par une prestation remarquable et mémorable.

Avant d’atteindre cette finale de prestige, Cylia Ouikene avait pourtant impressionné par sa maîtrise et sa détermination inébranlable. Dès les seizièmes de finale, elle annonçait la couleur en infligeant un cinglant 10-0 à la représentante de Taipei chinois, Hsiao Yun-Chen. Déterminée et inspirée, elle enchaînait en huitièmes avec une victoire nette (3-0) face à la Russe Valeriya Sergeeva, avant de s’imposer avec autorité en quarts contre l’Allemande Shara Hubrich (2-1). En demi-finale, elle confirmait sa grande forme en dominant largement la Croate Ema Sgardelli (5-1), validant ainsi son billet pour la finale tant convoitée. Cette nouvelle médaille vient enrichir un palmarès déjà impressionnant. Après le bronze décroché à Istanbul et l’argent à Rome, l’Algérienne signe à Leshan sa troisième médaille dans cette édition 2026 de la Ligue mondiale. Une régularité remarquable au plus haut niveau, dans une discipline où la moindre erreur peut coûter très cher. Au total, Cylia Ouikene compte désormais six podiums en League K1, dont une médaille d’or, deux en argent et trois en bronze. S’ajoutent ses nombreuses distinctions continentales, avec notamment deux titres africains, ainsi que ses exploits chez les jeunes, où elle s’est illustrée par un sacre mondial et une médaille d’or en Ligue mondiale U21. S’imposer avec une telle régularité parmi l’élite mondiale relève de l’exceptionnel. Cylia Ouikene, elle, en a fait une habitude en avançant toujours vers l’avant. À chaque sortie, la karatéka algérienne confirme un peu plus son statut de référence internationale et laisse entrevoir un avenir encore plus ambitieux et radieux.

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