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Après sa défaite en quarts de finale à Berlin 

Caroline Garcia : «Le gazon, ça coule de source»

« Vous avez perdu un match serré contre Petra Kvitova (6-4, 7-6 [3]) en quarts de finale de Berlin. Qu’est-ce qui a fait pencher la balance ?
Ça s’est joué à quelques points par-ci, par-là. Quand on s’affronte (c’était la dixième fois, Kvitova mène désormais 6-4), c’est souvent la qualité du service qui fait la différence. Ça a encore été le cas aujourd’hui. Elle a mis beaucoup de pression sur mes deuxièmes balles, ce qui m’a fait forcer sur les premières, et ça ne m’a pas trop réussi. Elle a pris pas mal de risques sur ses deuxièmes balles. Elle a fait quelques doubles (6 au total) mais elle a bien servi lors des moments importants. Je n’arrivais pas vraiment à prendre l’ascendant dès mon retour de service.

Vu la qualité de son tennis aujourd’hui, comment jugez-vous le vôtre ?
À froid, lorsque j’aurai revu le match, je me dirai peut-être que j’ai fait un bon match. Mais, là, c’est quand même la déception qui prédomine. Dans ce genre de match, où il n’y a quasiment pas d’échanges, c’est difficile de s’appuyer sur quelque chose. Mais ce sont des matches qui sont intéressants à revoir

Vous portiez un strapping à l’épaule droite…
Oui, j’en ai un depuis le début du tournoi. J’ai le trapèze et l’épaule qui tirent un peu mais ce n’est pas grave. Avec de la récup’et des soins, ça va passer. Je ne suis pas inquiète..

Le fait d’avoir retrouvé le gazon vous rend-il plus « légère » sur le court ?
(Elle sourit) Le charme du gazon, c’est que tu repars sur une page blanche. Tout le monde est remis au même niveau, même si tu as pris de la confiance sur d’autres surfaces. Ça me fait du bien. Et ça me prouve une nouvelle fois que mon jeu s’appuie sur un bon swing de balle, sur la vitesse de la balle adverse, sur le fait de jouer tôt. Je ne force pas. Alors que c’est mon problème sur terre battue. J’ai tendance à vouloir en mettre trop. Alors que c’est justement ma qualité de swing et ma qualité de relâchement qui m’aident dans mes frappes

Le fait d’avoir retrouvé le gazon vous rend-il plus « légère » sur le court ?
(Elle sourit) Le charme du gazon, c’est que tu repars sur une page blanche. Tout le monde est remis au même niveau, même si tu as pris de la confiance sur d’autres surfaces. Ça me fait du bien. Et ça me prouve une nouvelle fois que mon jeu s’appuie sur un bon swing de balle, sur la vitesse de la balle adverse, sur le fait de jouer tôt. Je ne force pas. Alors que c’est mon problème sur terre battue.
J’ai tendance à vouloir en mettre trop. Alors que c’est justement ma qualité de swing et ma qualité de relâchement qui m’aident dans mes frappes.

On a le sentiment que vous êtes dix fois plus naturelle sur gazon…
Oui, c’est ce que j’ai senti quand j’ai switché de la terre battue au gazon. Sur terre, je joue presque trop comme une « terrienne », en faisant tourner la balle. Mais c’est contre-productif pour moi. Sur gazon, ça coule plus de source.

Comment s’organise la suite de votre programme ?
Je joue Eastbourne la semaine prochaine, uniquement en simple.
Et j’enchaînerai sur Wimbledon, simple et double. Vu qu’il reste encore Eastbourne à jouer, j’ignore dans quelles conditions j’aborderai Wim’, même si ce sera complètement différent de Roland-Garros. Le seul truc dont j’ai vraiment besoin, c’est de faire des matches, plutôt que de m’entraîner. »

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