Football Algérien

Jeunesse au pouvoir, un pari risqué ou vision d’avenir ?

Le sélectionneur national, Vladimir Petković, a ravivé le débat après l’annonce de la liste des Verts pour le stage de mars, qui confirme une orientation claire vers le rajeunissement de l’effectif.

La convocation de six nouveaux joueurs, appelés pour la première fois en sélection, illustre la volonté du staff technique d’injecter du sang neuf et de préparer l’avenir. Ce virage ne se limite pas à un simple ajustement : il se traduit aussi par une baisse importante de la moyenne d’âge de l’équipe, passée d’environ 29 à 25 ans, signe d’un projet axé sur le long terme.

En parallèle, la présence de joueurs expérimentés s’est réduite. Seuls trois éléments dépassent désormais la trentaine : le capitaine Riyad Mahrez, ainsi que les défenseurs Aïssa Mandi et Ramy Bensebaïni. Un choix qui confirme l’entrée des Verts dans une phase de transition, portée par une nouvelle génération, tout en conservant quelques cadres pour maintenir l’équilibre du groupe. Cette décision a suscité des réactions favorables chez de nombreux observateurs, qui y voient une étape nécessaire pour assurer la continuité et revitaliser l’équipe, notamment après le recul de certaines individualités ces derniers mois. D’autres, en revanche, s’interrogent sur le timing, estimant qu’un tel changement à l’approche d’un rendez-vous mondial pourrait compliquer la recherche d’automatismes au sein d’un groupe largement rajeuni.

Le débat s’intensifie d’autant plus avec l’absence de profils expérimentés tels que Nabil Bentaleb et Baghdad Bounedjah, ce qui relance les interrogations sur la capacité du nouveau noyau à répondre aux exigences du très haut niveau. Entre audace assumée et prudence nécessaire, la décision de Petković ouvre une nouvelle séquence pour la sélection nationale, dont les effets se mesureront lors des prochaines échéances.

Djamel ABED

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