
Dans le cadre de sa préparation aux prochaines compétitions internationales, la sélection nationale entame, dès aujourd’hui, un regroupement intensif à Alger, plus précisément à l’hôtel Sveltesse. Ce stage s’inscrit dans la perspective des grands rendez-vous à venir, notamment le prestigieux tournoi international de Strandja. Le regroupement se déroulera en deux étapes. La première aura lieu du 7 au 13 février, et la seconde du 16 au 21 février. Cette période de préparation nous permettra d’effectuer des tests physiques, techniques et médicaux sur nos pugilistes. Ce stage servira également de présélection en présence de 32 boxeurs, et il est important de préciser que nous dirigons les catégories senior et espoir, a indiqué l’entraîneur de l’EN de boxe, Khaled Harima. Pour structurer le noble art national, l’objectif est de mettre en place une fiche technique. Ce document facilitera une évaluation complète et précise de chaque athlète. Comme je l’ai déclaré lors de mon arrivée avec l’équipe, l’accent sera mis sur le système de doublures d’un même niveau dans chaque catégorie. Initialement, nous avions commencé avec quatorze puncheurs; aujourd’hui, nous devons donner leur chance à d’autres athlètes, notamment les champions d’Algérie dans chaque catégorie et ceux qui ont fait des performances remarquables mais n’ont pas décroché le titre, précise l’entraîneur national.
En ce qui concerne le rajeunissement, le plan prévoit de constituer un groupe de boxeurs pouvant rivaliser sur au moins deux Olympiades. Nous avons des boxeurs âgés de 21 à 23 ans, tandis que l’ancienneté maximale remonte à 1996. Beaucoup de nations renouvellent continuellement leurs effectifs, avec quelques exceptions par catégorie, mais l’essentiel est d’avoir des compétiteurs vifs et au volume élevé de combats. Dans ce cadre, la fédération a élaboré un programme chargé de tournois internationaux, avec l’objectif d’achever 2026 et 2027 en affichant en moyenne 80 combats par boxeur sélectionné. Concernant les blessés, deux cas sont à signaler: Islam Yaiche et Aït Bekka Jugurtha. Ils seront présents à la prochaine étape en prévision des tournois internationaux. Dans une équipe nationale, l’expérience compte, mais le premier critère reste la forme physique, la technique et le mental. Chaque détail est surveillé pour éviter toute injustice, ajoute Harima.
La boxe nationale prévoit plusieurs compétitions majeures jusqu’en 2028. La préparation de la Coupe du monde, en trois phases (Chine, Brésil, Ouzbékistan), sera une opportunité d’obtenir des points au classement mondial. Nous participerons également au championnat d’Afrique cette année, ce qui servira de mise en situation pour les Jeux méditerranéens de Tarente, du 21 août au 3 septembre prochains, complète Harima. D’autres tournois internationaux sont prévus, dont un en Ouzbékistan, avec un stage ponctué par une compétition regroupant des boxeurs de grandes nations. Pour la qualification olympique vers Los Angeles 2028, la World Boxing n’a pas levé tous les doutes; deux options seraient possibles: soit un seul tournoi qualificatif par continent, soit un tournoi mondial appuyé sur le classement dans chaque catégorie, selon Harima. Quoi qu’il en soit, l’objectif principal reste d’avoir des boxeurs prêts et performants à chaque compétition. Quant à la fédération, l’objectif est de qualifier plusieurs pugilistes pour les prochains Jeux Olympiques. Pour y parvenir, il faut appliquer scrupuleusement le programme, en mettant l’accent sur la compétition et l’endurance nécessaire pour tenir trois rounds face des adversaires variés.
Afin de répondre au haut niveau et assurer le suivi des jeunes talents, Harima et son staff, en coordination avec la direction technique nationale, proposent de lancer le challenge des jeunes dès l’année prochaine. Nous disposons d’une pépinière prometteuse; avec un accompagnement durable, elle peut alimenter les meilleures années de ce sport. Ainsi, l’organisation d’un tournoi national destiné aux jeunes semble utile, et au fil des combats nous sélectionnerons les meilleurs pour les encadrer selon un plan de travail par saison. D’ici au moins un cycle olympique, l’équipe nationale ne manquera pas de ressources dans toutes les catégories, conclut-il.
N. E.



