
Avec une récolte de dix médailles — cinq en or, trois en argent et deux en bronze — décrochées au Championnat d’Afrique organisé à Nairobi, au Kenya, les pugilistes algériens ont signé une performance de premier plan. Le directeur technique national, Saïd Ibaghrachen, revient sur ce parcours, évoque la relève et les perspectives de la discipline en prévision des prochaines échéances internationales.
« Nos boxeurs nous ont honorés »
« Nous avons participé au Championnat d’Afrique de Nairobi avec une délégation composée de 13 athlètes, cinq filles et huit garçons, face à une concurrence relevée réunissant 15 pays. Nos boxeurs ont réalisé un très beau parcours, marqué par un engagement remarquable, beaucoup de détermination et, surtout, un excellent état d’esprit. Je pense que ce dernier aspect a largement contribué à nos résultats. Nous avons décroché cinq médailles d’or grâce à Fatiha Mansouri, Abdou Mustapha, Maoui Mohamed, Yaiche Youcef Islem et Moussaoui Sid Ahmed. Benane Djouher, Chaib Ichrak et Aichoune Malak ont remporté trois médailles d’argent, tandis que Maouche Hichem et Raouaz Douaa ont obtenu deux médailles de bronze. Avec dix médailles au total et une deuxième place au classement par équipes derrière le Kenya, le pays hôte, nous pouvons être satisfaits de ce bilan, d’autant que le niveau de la compétition était particulièrement relevé. Ces résultats sont également encourageants en vue des prochaines échéances internationales. Cette performance témoigne du talent, de la détermination et de l’engagement de nos athlètes, mais aussi du travail accompli par l’encadrement technique. Je tiens à adresser mes plus vives félicitations à l’ensemble des boxeurs et au staff technique pour cet exploit, qui honore la boxe algérienne et fait rayonner les couleurs nationales. Cette réussite doit nous encourager à poursuivre nos efforts et à maintenir cette dynamique positive. »
« Nous avons désormais un groupe sur lequel nous pouvons compter »
« Plusieurs boxeurs se sont distingués lors de nos dernières sorties, notamment à l’occasion de ce Championnat d’Afrique. Ils ont démontré qu’ils avaient progressé et qu’ils étaient capables de viser des objectifs plus ambitieux. Nous disposons aujourd’hui d’un groupe intéressant qu’il faudra continuer à faire évoluer, en l’accompagnant dans sa progression et en lui offrant les meilleures conditions de préparation. Cela passe notamment par la multiplication des stages et des regroupements, afin de permettre à nos athlètes d’exploiter pleinement leur potentiel. Nous devons continuer à travailler avec eux, à renforcer leurs acquis et à leur donner les moyens de franchir de nouveaux paliers. L’objectif est de confirmer ces résultats et de viser encore plus haut lors des prochaines compétitions. »
« Nous avons réussi la transition générationnelle »
« Nos athlètes, filles et garçons, sont encore très jeunes, mais ils possèdent beaucoup de talent et d’ambition. C’est une génération prometteuse que nous devons préserver et accompagner. La transition entre l’ancienne génération et la nouvelle représentait un défi délicat, car il n’est jamais facile de reconstruire un groupe et d’entamer un nouveau cycle. Toutefois, les performances enregistrées par nos boxeurs actuels montrent que nous avons réussi cette transition. Les sélections nationale masculine et féminine ont bénéficié d’un nouveau souffle grâce à l’arrivée de jeunes pugilistes talentueux, qui disposent d’une belle marge de progression. Leurs derniers résultats ont confirmé leur potentiel et leur capacité à prendre le relais pour relever les défis à venir. Je tiens également à saluer le travail considérable accompli par le staff technique, qui accompagne les athlètes lors de leurs différentes sorties. Les entraîneurs ont réussi à constituer un groupe soudé, mobilisé et concentré sur les objectifs à atteindre. Cette cohésion est essentielle pour continuer à progresser et aborder les prochaines échéances avec ambition. »
« Nous allons enchaîner avec les stages de préparation »
« Nous allons désormais nous projeter vers nos prochaines échéances, à commencer par la phase finale de la Coupe du monde, prévue en Ouzbékistan au mois de novembre. Plusieurs stages sont programmés pour préparer nos sélections masculine et féminine dans les meilleures conditions. Les conventions de coopération signées par la Fédération algérienne de boxe avec le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, deux grandes écoles de la discipline, permettront à nos pugilistes de bénéficier de regroupements de qualité et de se mesurer à des boxeurs de haut niveau. En parallèle, nous devons préparer les qualifications aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Le tournoi qualificatif prévu au Nigeria en 2027, dont la date reste à confirmer, constituera une échéance majeure, tout comme le Championnat du monde de la même année et le tournoi mondial de qualification. La concurrence s’annonce rude, et nous devons anticiper ces rendez-vous afin de donner à nos athlètes les meilleures chances de décrocher leur billet olympique. »
Entretien réalisé par N. E.



