Réda Benkadour confirme sa démission du poste de président de la Fédération — L’AGE fixée au 7 novembre

Le président de la Fédération algérienne de karaté, Réda Benkadour, ne reviendra pas sur sa décision de démissionner. Malgré les tentatives de certains membres du bureau fédéral pour le faire changer d’avis, l’ancien champion du monde a maintenu sa position, contraignant ainsi l’instance fédérale à préparer sa succession dans les meilleurs délais.
C’est désormais officiel : l’Assemblée générale élective (AGE) de la Fédération se tiendra le 7 novembre prochain. Elle devra désigner le nouveau président appelé à achever le mandat olympique 2025-2028, entamé par Benkadour après son élection à la tête de la Fédération en janvier 2025. La nouvelle a créé une véritable onde de choc au sein de la famille du karaté algérien. Réda Benkadour, élu président de la FAK lors de l’Assemblée générale élective du 12 janvier 2025, au siège du Comité olympique et sportif algérien (COA), a décidé de quitter ses fonctions avant la fin de son mandat. Selon les informations disponibles, plusieurs membres du bureau fédéral ont tenté de le convaincre de revenir sur sa décision, compte tenu du calendrier chargé de la discipline et des enjeux sportifs à venir. Mais après des discussions, les responsables de la Fédération ont fini par respecter le choix de Benkadour, qui semble avoir pris sa décision de manière définitive. Son départ laisse donc vacant le poste de président de la FAK, une situation inédite à quelques mois d’échéances importantes pour le karaté algérien, notamment les Championnats du monde.
Une AG extraordinaire le 31 octobre pour préparer le scrutin
Avant le vote du 7 novembre, la FAK organisera une Assemblée générale extraordinaire le 31 octobre à Alger. Cette réunion sera consacrée à l’installation des différentes commissions chargées de l’organisation et du bon déroulement de l’Assemblée générale élective. Ces commissions auront notamment pour mission de veiller au respect des statuts et du règlement intérieur, de préparer les documents nécessaires au scrutin, d’examiner les dossiers des candidats et d’assurer la transparence de l’opération électorale. L’objectif est de permettre à la Fédération de désigner son nouveau président dans un climat institutionnel apaisé. Le nouveau bureau devra également veiller à la continuité de la gestion fédérale, afin d’éviter toute interruption dans le suivi des sélections nationales, des stages de préparation et des engagements internationaux.
Un héritage lourd pour le futur président
Réda Benkadour avait été élu à la présidence de la FAK avec 51 voix, devançant largement Kheïder Aït-Brahim (18 voix) et Aboubaker Mekhfi (7 voix). Son élection avait marqué le début d’un nouveau cycle pour le karaté algérien, avec l’ambition affichée de « redorer le blason » de la discipline et de porter le karaté national vers de nouveaux succès. Durant son passage à la tête de la Fédération, Benkadour a travaillé avec un bureau fédéral composé de huit membres, dont une femme. Il a également occupé des responsabilités continentales, puisqu’il préside l’Union africaine de karaté (UFAK) et a été élu premier vice-président de l’Union nord-africaine de karaté. Son départ intervient alors que la FAK venait d’assurer l’organisation des Championnats d’Afrique de karaté 2026 à Alger, un événement majeur qui a placé l’Algérie au centre de la carte du karaté continental. Les documents officiels de la compétition présentaient d’ailleurs Benkadour comme président de la Fédération organisatrice.
Des défis immédiats pour le successeur
Le futur président de la FAK héritera d’un mandat olympique déjà bien avancé, avec des objectifs sportifs exigeants. La priorité sera d’améliorer les conditions de préparation des athlètes, notamment en matière de stages, d’encadrement technique, de suivi médical et de participation aux compétitions internationales. Il devra également accompagner les meilleurs éléments de la sélection nationale afin de les maintenir au plus haut niveau mondial. Cette mission sera d’autant plus importante que le karaté algérien dispose d’un vivier de compétiteurs expérimentés, mais doit aussi préparer la relève à travers les catégories jeunes et espoirs. La Fédération devra, en outre, poursuivre le travail entrepris avec les ligues, les clubs et les entraîneurs, dans un contexte où la qualification aux grandes compétitions internationales reste un objectif central du mandat olympique 2025-2028.
Le départ de Réda Benkadour constitue donc une page importante de l’histoire récente de la FAK. Homme de terrain, ancien champion du monde de kumité et dirigeant respecté dans les instances africaines, il laisse une fédération confrontée à une transition rapide, mais encadrée par un calendrier électoral clair. Reste désormais à savoir qui succédera à Benkadour à la présidence de la FAK. La réponse sera connue le 7 novembre, à l’issue d’une assemblée générale élective qui déterminera non seulement le nouveau visage de la gouvernance fédérale, mais aussi la capacité du karaté algérien à poursuivre sa progression sur la scène internationale.
K. M.



