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La succession de Selini est ouverte — L’assemblée générale élective prévue le 11 juillet

Le judo algérien s’apprête à vivre un rendez-vous important avec la tenue de l’Assemblée générale élective de la Fédération algérienne de judo programmée le 11 juillet au Complexe olympique Mohamed-Boudiaf d’Alger. Cette échéance devra permettre d’élire un nouveau président ainsi que les membres du bureau fédéral, appelés à conduire la discipline jusqu’au terme du mandat olympique 2024-2028.

Après plusieurs mois marqués par une période de transition et d’incertitude, l’organisation de ce scrutin représente une étape majeure pour la stabilité institutionnelle et la relance stratégique du judo national. Les enjeux ne se limitent pas à la simple désignation d’un nom à la présidence : ils concernent également l’élaboration d’un projet sportif clair, la mise en place d’une gouvernance transparente et l’adoption de mesures concrètes pour renforcer la préparation des athlètes en vue des échéances continentales et internationales.
Pour de nombreux clubs, entraîneurs et compétiteurs, cette AG élective est perçue comme l’occasion de réorienter les priorités de la Fédération en faveur d’une politique durable de repérage des talents, d’amélioration des formations techniques et d’un soutien logistique accru aux équipes nationales. Les observateurs soulignent aussi l’importance d’une transition respectueuse des textes et des procédures, afin d’éviter toute contestation ultérieure susceptible de fragiliser le travail déjà accompli sur le terrain. En outre, la tenue de l’Assemblée générale au Complexe Mohamed-Boudiaf, site emblématique des grandes manifestations sportives en Algérie, confère à l’événement une dimension solennelle et officielle.

Une étape préparatoire franchie
Avant le scrutin du 11 juillet, la Fédération a tenu, le 4 juillet, une Assemblée générale extraordinaire. Cette réunion a marqué une étape essentielle du processus électoral avec l’adoption des différentes mesures réglementaires encadrant l’élection. Lors de cette séance préparatoire, les participants ont longuement débattu et validé l’ordre du jour, les modalités pratiques du vote, ainsi que le calendrier détaillé des opérations administratives et logistiques. Les membres de l’Assemblée générale ont notamment entériné la fin du mandat du précédent bureau exécutif et validé l’ouverture officielle des candidatures à la présidence de la Fédération ainsi qu’au bureau fédéral.

Les commissions chargées des candidatures et des recours ont également été installées afin de garantir le bon déroulement de l’opération électorale. Ces organes ont pour mission de recevoir et d’instruire les dossiers, de vérifier la conformité des candidatures avec les statuts et règlements, et de gérer les éventuelles contestations dans le respect des procédures internes. A l’issue de cette assemblée, la période de dépôt des dossiers a officiellement débuté. Les candidats disposent désormais du délai fixé par les textes réglementaires pour présenter leurs candidatures avant le rendez-vous électoral du 11 juillet. Les responsables fédéraux ont insisté sur la nécessité de respecter les délais et d’accompagner les postulants dans le dépôt de dossiers complets afin d’éviter des disqualifications pour des motifs administratifs évitables.
Parallèlement, la Fédération a défini les mesures sanitaires et organisationnelles nécessaires pour accueillir les délégués, les membres des commissions, les invités et les médias dans des conditions conformes aux normes en vigueur.
Une attention particulière a été portée à la sécurité, à la logistique (accueil, accréditations, matériels de vote), ainsi qu’à la communication autour de l’événement pour assurer une large couverture et une transparence accrue des opérations. Enfin, des sessions d’information à destination des clubs et des licenciés ont été programmées afin d’expliquer les étapes de l’élection et les critères d’éligibilité.

Khaled Ouanfouf pressenti
A quelques jours de l’élection, un constat retient toutefois l’attention : aucune candidature n’a encore été officiellement déposée. Pourtant, un nom revient avec insistance au sein de la famille du judo algérien, celui de Khaled Ouanfouf. Premier vice-président de la FAJ, il assure l’intérim depuis la démission de Yacine Sellini et bénéficie, selon plusieurs observateurs, du soutien d’une partie importante des membres de l’Assemblée générale. Son rôle au sein de l’instance, couplé à sa connaissance des dossiers administratifs et sportifs, en fait un profil naturellement évoqué dans les discussions sur la succession.
Malgré les nombreuses spéculations et les pronostics qui le présentent comme le principal favori pour succéder définitivement à l’ancien président, Khaled Ouanfouf n’a, jusqu’à présent, effectué aucune démarche officielle pour déposer sa candidature. Le dirigeant continue d’observer une certaine réserve, laissant planer le doute sur ses intentions, même si beaucoup s’attendent à le voir entrer dans la course avant la clôture des dépôts. Les commentaires émanant de certaines composantes du milieu sportif évoquent plusieurs facteurs pouvant expliquer cette réserve : la volonté de mûrir un projet structuré, la recherche d’un consensus large au sein des clubs, ou encore des impératifs personnels et professionnels.
Les proches du dirigeant mettent en avant ses actions depuis le début de l’intérim comme arguments en sa faveur, notamment sa connaissance des enjeux financiers, son réseau au sein des instances nationales et internationales, ainsi que sa capacité à tenir la fonction de façon opérationnelle. Toutefois, d’autres acteurs appellent à l’émergence d’alternatives et à l’ouverture d’un débat programmatique, estimant que la compétition électorale doit permettre de confronter des projets distincts et d’offrir aux électeurs un choix éclairé.


A. A.

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