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Jeux méditerranéens et Championnat d’Afrique — La fédération limitée par le temps pour le choix du nouveau sélectionneur

La question du futur encadrement technique de la sélection nationale masculine de volley-ball est désormais au centre des discussions.

Après la démission de Kamel Imloul, la Fédération algérienne de volley-ball a confié, à titre intérimaire, les commandes à Malek Radji afin d’assurer la continuité du travail à l’approche de deux rendez‑vous majeurs : les Jeux méditerranéens de Tarente, prévus du 23 août au 3 septembre, et le Championnat d’Afrique des nations, programmé du 7 au 21 septembre 2026. Mais au‑delà de cette solution provisoire, une interrogation demeure : ce choix sera‑t‑il maintenu jusqu’au bout de la mission ou la Fédération décidera‑t‑elle de changer de cap en faisant appel à un nouveau technicien, éventuellement étranger ?

L’urgence de retrouver la dynamique du groupe

La décision de recourir à un entraîneur par intérim intervient dans un contexte particulier. À quelques semaines seulement des grandes échéances internationales, l’objectif principal était d’éviter une éventuelle cassure dans la préparation du groupe et de préserver la dynamique engagée. Dans ce type de situation, la stabilité apparaît souvent comme un facteur déterminant, notamment lorsqu’une équipe doit rapidement retrouver ses repères avant des compétitions à forte pression. Avec Malek Radji aux commandes, la sélection dispose d’un technicien qui connaît l’environnement national et les exigences du haut niveau. Parallèlement à sa mission avec les seniors, il dirige la sélection espoirs, ce qui lui permet d’avoir une vision globale du potentiel des joueurs algériens. Sa priorité sera désormais de préparer le prochain regroupement, d’identifier les éléments les plus performants et de constituer un groupe capable d’aborder les échéances à venir dans les meilleures conditions.

Le chantier est important, d’autant plus qu’il intervient après la dernière déconvenue de la sélection algérienne sous l’ère de l’ex‑sélectionneur, enregistrée au tournoi qualificatif de la Zone 1 joué au Maroc, avec un bilan négatif de trois défaites et un succès au tie‑break. Il faudra notamment réintégrer les meilleurs éléments évoluant dans le championnat national, mais aussi suivre de près les joueurs professionnels à l’étranger afin de disposer du meilleur effectif possible. La cohésion collective, la régularité du travail et la capacité à retrouver un état d’esprit conquérant figureront parmi les principaux défis de la nouvelle direction technique.

Continuité ou changement de stratégie ?

Si la nomination d’un intérimaire constitue une solution logique à court terme, la question de l’avenir reste posée. La Fédération algérienne de volley‑ball devra rapidement trancher sur la stratégie à adopter. Faut‑il prolonger la confiance accordée au staff actuel pour conduire l’équipe aux Jeux méditerranéens puis au Championnat d’Afrique, ou installer un nouveau sélectionneur porteur d’un projet différent ?

Le choix ne sera pas anodin. En effet, les Jeux méditerranéens doivent servir de véritable étape de préparation avant le rendez‑vous continental. Le président de la fédération, Mohand Tamadertaza, avait d’ailleurs indiqué que la sélection masculine seniors serait engagée dans cette compétition dans l’objectif de préparer dans les meilleures conditions le Championnat d’Afrique des nations. Dans cette optique, miser sur la continuité pourrait représenter un avantage, en permettant au groupe de travailler avec un encadrement déjà connu et de conserver ses automatismes. À l’inverse, l’arrivée d’un nouveau technicien pourrait apporter une approche renouvelée, mais exigerait un temps d’adaptation réduit au minimum compte tenu du calendrier serré. Dans les deux cas, il s’agira d’un grand défi.

Le facteur temps au cœur de la décision

Ces dernières semaines, des bruits ont circulé autour de la possible arrivée d’un entraîneur étranger pour prendre en charge la sélection masculine. Hypothèse qui n’a, pour l’heure, fait l’objet d’aucune confirmation officielle, mais qui alimente les interrogations sur l’avenir du banc national. La Fédération devra donc effectuer un choix stratégique : privilégier la stabilité ou opter pour un changement susceptible d’apporter une nouvelle dynamique. Dans les deux scénarios, la décision devra intervenir rapidement afin de permettre au staff retenu de préparer sereinement les échéances à venir. Pour sa part, Malek Radji possède des arguments solides pour poursuivre cette mission. Champion d’Algérie avec le WA Tlemcen la saison dernière, il a démontré ses compétences sur la scène nationale et a toujours répondu présent lorsqu’il a été appelé au service des sélections. Mais au‑delà des qualités du technicien, c’est surtout la vision à moyen terme de la Fédération qui sera scrutée.

Vice‑championne d’Afrique lors de la dernière édition disputée en Égypte, la sélection algérienne ambitionne de confirmer sa progression sur le continent. Pour atteindre cet objectif, les Verts auront besoin d’un cadre technique stable et d’une direction claire. Le choix qui sera fait dans les prochaines semaines pourrait donc être déterminant pour la suite de leur parcours.

N. E.

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