
L’équipe nationale féminine algérienne de basket-ball en fauteuil roulant a conclu sa participation au Championnat du monde IWBF 2026, disputé au Canada, en occupant la douzième place. Ce classement fait suite à sa défaite face à son homologue française sur le score de 79 à 42, lors du match de classement pour la 11ᵉ place, jeudi dernier.
Pour cet ultime rendez-vous, les Algériennes ont tenté de résister tout au long des quatre quarts-temps, malgré la fatigue accumulée (23-8, 19-13, 23-13 et 16-8), face à une équipe adverse plus expérimentée et plus réaliste. Dans l’ensemble, cette participation mondiale a constitué une opportunité précieuse de rivaliser, même brièvement, avec les meilleures équipes de la planète. Au total, les Algériennes ont disputé sept matchs durant ce tournoi, une expérience riche qui leur a permis de gagner en maturité et en connaissance du jeu au plus haut niveau. Il faut le souligner, elles ont évolué dans un groupe B particulièrement relevé, aux côtés des Pays-Bas, de la France, des États-Unis, du Japon et de l’Allemagne. Menée par sa capitaine, Djamila Khamgani, l’équipe a concédé des défaites logiques face à ces nations, mettant en lumière l’écart de moyens, de préparation et de profondeur de banc avec l’élite mondiale. Malgré des résultats difficiles, cette troisième participation à un mondial féminin, après Hambourg 2018 et Dubaï 2023, reste une étape importante dans le parcours de cette sélection, seule représentante du continent africain dans la compétition, après avoir remporté le titre de championne d’Afrique. Les Algériennes quittent donc le tournoi à la 12ᵉ place, mais elles repartent avec de précieux enseignements qui serviront, sans aucun doute, à faire progresser le handibasket national.
Avis partagés dans l’entourage de la discipline
Les réactions dans le milieu du handi-basket algérien sont mitigées. Certaines voix, proches de la discipline, estiment que le handi-basket algérien « meurt à petit feu », en raison d’une politique sportive jugée peu volontariste de la part des instances dirigeantes, qui n’accorderaient pas suffisamment d’intérêt à cette discipline, ni au handisport en général. D’autres, en revanche, appellent à l’unité : « Il est temps que tous ceux et celles qui aiment ce sport se lèvent d’une seule voix pour dire : nous sommes capables de devenir champions. Ce que nous demandons, ce sont les moyens d’avancer. » Une troisième tendance salue, elle, la performance de cette sélection féminine, fière d’avoir représenté l’Algérie sur la scène mondiale. « Être dans le top 12 mondial constitue déjà un exploit », soulignent ces observateurs. « Certes, les résultats n’ont pas suivi, mais il faut garder espoir, travailler davantage et offrir les moyens nécessaires pour progresser, tout en réussissant la transition entre les anciennes et les nouvelles joueuses afin d’éviter toute cassure. »
Réception à l’ambassade d’Algérie à Ottawa
À l’occasion de la participation de l’équipe nationale féminine au Championnat du monde à Ottawa, et en guise d’encouragement, Son Excellence l’ambassadeur d’Algérie au Canada, Noureddine Sidi Abed, a offert un dîner en l’honneur de la délégation nationale et de ses accompagnateurs, dont le président de la Fédération algérienne de handisport (FAH), Sid Ahmed El-Asri. Ce moment convivial a permis de rendre hommage à ces athlètes féminines qui ont fièrement porté les couleurs de l’Algérie lors de cet événement sportif international. À l’issue du dîner, les invités ont tenu à exprimer leurs sincères remerciements à l’ambassadeur, ainsi qu’à l’ensemble du personnel de l’ambassade d’Algérie au Canada, pour l’accueil chaleureux, le soutien et l’accompagnement dont a bénéficié l’équipe nationale durant ce tournoi mondial.
B. Sadek



