Depuis son arrivée à la tête de la Fédération à titre intérimaire, Khaled Ouanfouf s’est attaché à assurer la continuité du fonctionnement de l’instance fédérale malgré un contexte particulier. Sous sa conduite, la Fédération a poursuivi ses activités sans interruption. L’organisation de l’Open d’Afrique d’Alger, disputé au mois de mai, a notamment été saluée pour sa qualité sur les plans organisationnel et sportif. Cette compétition, qui a rassemblé de nombreux clubs et athlètes du continent, a été mise en avant comme un signe encourageant de la capacité de la Fédération à maintenir un calendrier compétitif et à gérer des événements internationaux.
Cette réussite a contribué à confirmer la dynamique positive du judo algérien, quelques semaines après les excellents résultats enregistrés lors des Championnats d’Afrique. Les performances individuelles et collectives observées lors de ces rendez-vous ont mis en lumière la qualité du travail des entraîneurs et la pertinence des dispositifs de préparation mis en place. Parallèlement, le président par intérim a maintenu un contact permanent avec les équipes nationales. Sa visite au Centre d’élite de Fouka, où il est allé encourager les judokas en préparation des prochaines échéances internationales, a été perçue comme un signal fort en faveur de la stabilité et de l’accompagnement des athlètes.
En plus des actions visibles, l’intérim a été marqué par des mesures organisationnelles visant à pérenniser certaines procédures internes, à sécuriser les partenariats financiers et à préserver les perspectives de soutien institutionnel. Des réunions régulières avec les entraîneurs, les cadres techniques et les responsables des clubs ont été tenues afin de suivre la préparation des équipes, d’identifier les besoins matériels et humains, et d’esquisser les grandes lignes d’un plan de travail à moyen terme. Ces efforts ont cherché à garantir que la période transitoire n’entraîne pas de rupture dans la prise en charge des athlètes ni dans les programmes de formation.
Un tournant pour la discipline
L’élection du 11 juillet revêt une importance particulière pour l’avenir de la Fédération. Le futur président héritera d’une discipline qui semble avoir retrouvé une dynamique encourageante sur le plan continental, mais qui devra poursuivre ses efforts en matière de développement, de formation et de préparation de l’élite. Les défis sont multiples : renforcer les structures de formation à la base, développer un vivier de jeunes talents, moderniser les méthodes d’entraînement, améliorer la préparation physique et mentale des athlètes, et assurer une meilleure gouvernance financière.
Les prochains jours seront donc consacrés à la réception et à l’examen des dossiers de candidature avant que les membres de l’Assemblée générale ne soient appelés à désigner la nouvelle équipe dirigeante. Les observateurs politiques et sportifs suivront de près la tenue du scrutin, attentifs à la transparence du processus, à la qualité des débats et à la capacité du futur bureau à engager des réformes structurelles. Reste désormais à savoir si Khaled Ouanfouf officialisera sa candidature ou si d’autres prétendants viendront animer cette élection.
A. A.



