Les Ligues de Béjaïa, Oran et Bouira règnent sur l’édition 2026
Championnat d’Algérie féminin

Les lutteuses des ligues de Béjaïa, d’Oran et de Bouira ont largement marqué de leur empreinte le championnat d’Algérie féminin individuel de luttes associées, toutes catégories confondues, qui s’est achevé samedi à la salle omnisports de Tichy (wilaya de Béjaïa). Au terme de deux journées de combats intenses, les représentantes de ces trois ligues se sont illustrées par leur maîtrise technique, leur engagement et leur régularité, s’adjugeant un nombre conséquent de titres nationaux. Tout au long de la compétition, les athlètes issues de Béjaïa, d’Oran et de Bouira ont confirmé, sur les différents tapis et dans l’ensemble des tranches d’âge, la qualité de leur préparation et la solidité de leur encadrement. Leur présence constante dans les phases finales, aussi bien chez les jeunes catégories que chez les seniors, a témoigné d’une domination assumée et d’un réel savoir-faire en matière de formation, fruit d’un travail de longue haleine mené au sein des clubs et des ligues concernées.
Cette édition du championnat d’Algérie féminin a réuni près de 300 lutteuses, toutes catégories confondues, représentant douze ligues de différentes wilayas du pays. Ce large plateau a conféré à l’événement une envergure nationale affirmée et une densité compétitive appréciable. L’organisation a été assurée par la ligue de Béjaïa de luttes associées, en étroite coordination avec la Fédération algérienne de luttes associées (FALA), qui ont mobilisé d’importants moyens humains et logistiques pour garantir le bon déroulement des épreuves dans une salle de Tichy transformée, le temps d’un week-end, en véritable théâtre de la lutte féminine algérienne.
Sur le plan purement sportif, le directeur technique national, Zerrouki Abdelghani, s’est montré globalement satisfait du niveau affiché. Il a qualifié la prestation d’ensemble d’« appréciable », soulignant avoir relevé un contenu technique intéressant dans plusieurs finales. Il a particulièrement mis en avant les catégories cadettes et juniors, où l’on a pu observer, selon lui, des combats disputés, une bonne lecture tactique et une variété de gestes maîtrisés, autant d’éléments qui laissent présager un avenir prometteur pour la discipline.
Pour le DTN, ce championnat avait également une dimension stratégique. Il a rappelé que cette compétition constituait une étape importante dans le dispositif de détection et de sélection mis en place par la FALA en vue du prochain Championnat d’Afrique de luttes associées, prévu du 27 avril au 2 mai prochains en Égypte. Les meilleures lutteuses repérées à Tichy pourraient ainsi venir renforcer l’équipe nationale féminine, appelée à défendre les couleurs algériennes sur la scène continentale. L’événement a donc servi, au-delà de l’enjeu des titres nationaux, de véritable banc d’essai pour évaluer le réservoir de talents et affiner les choix du staff technique. La cérémonie de clôture, organisée à l’issue des dernières finales, a permis de mettre à l’honneur l’ensemble des lauréates. Les championnes et médaillées des différentes catégories ont reçu trophées, médailles et distinctions sous les applaudissements du public et en présence de plusieurs responsables de la FALA, ainsi que de représentants de la direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Béjaïa. Ce moment protocolaire est venu consacrer deux journées de compétition intenses et a symbolisé, par la même occasion, la progression constante de la lutte féminine en Algérie, portée par des ligues dynamiques et un encadrement fédéral qui mise résolument sur la relève.
Walim Mansouri



