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Salah Bouchekriou : « Nous avons montré notre vrai visage » 

Après la large victoire face au Rwanda, quel est votre premier sentiment sur la prestation de vos joueurs ?
Je suis bien évidemment satisfait, et je pense qu’une réaction était indispensable après la défaite concédée face au Nigeria. Les joueurs ont répondu présents avec une attitude positive et déterminée. Sur le terrain, nous avons été capables de présenter une performance incarnant ce que nous voulons voir dans notre équipe. Collectivement, nous avons été à la hauteur de l’événement par notre organisation et notre discipline. Il y a eu davantage d’efficacité dans le jeu, ce qui nous a permis de construire des attaques plus pertinentes et de forger une solidité défensive qui nous avait parfois manquée lors du premier match. Les joueurs ont suivi les consignes avec sérieux et maîtrise, ce qui a été le socle de notre réussite. Mais au-delà du score, ce qui m’a réellement enthousiasmé, c’est l’état d’esprit affiché par mes joueurs sur le terrain, leur esprit de conquête et leur solidarité collective.
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette rencontre ?
Ce qui m’a marqué, c’est surtout la possibilité de faire tourner l’effectif et de donner du temps de jeu à l’ensemble des joueurs. À l’exception d’Ayoub Abdi, que j’ai préféré laisser au repos, chacun des joueurs a eu sa chance de s’exprimer sur le parquet. C’était important pour moi que tout le monde se sente concerné, impliqué et prêt à contribuer à la réussite collective. Tout le monde a joué, tous ont gagné du temps de jeu et, surtout, de la confiance en leurs capacités. Nous avons livré une démonstration convaincante sur le parquet, en montrant notre vrai visage et notre potentiel collectif. J’espère maintenant que cette prestation sera non seulement répétée dès la troisième journée, mais aussi observée avec constance lors du second tour, afin de conforter notre dynamique.
En toute franchise, y a-t-il encore des regrets après ce premier match perdu face au Nigeria ?
Bien sûr, il y a des regrets, et c’est inévitable quand on envisage une compétition avec des enjeux aussi élevés. C’était quasiment le match à ne pas perdre, et malheureusement nous l’avons perdu. Cette défaite nous a coûté cher et je suis vraiment déçu, tout comme le staff et les joueurs. Nous étions complètement à côté de notre sujet ce jour-là, et cela s’est vu dans nos errements sur le terrain. Maintenant, il faut adopter la lucidité. Au second tour, les défis seront d’autant plus exigeants que nous allons affronter des sélections comme l’Égypte ou l’Angola. Mais nous n’avons pas le temps de ressasser le passé ; les matchs s’enchaînent rapidement. Il y a d’abord la Zambie aujourd’hui, puis nous verrons plus clair pour les étapes suivantes. Notre préparation se poursuit dans cet esprit, en tirant les enseignements nécessaires pour progresser.
Certains observateurs estiment que la qualification pour les demi-finales sera très compliquée, d’autant plus que les premiers du groupe bénéficieront de deux points d’avance…
C’est vrai, nous avons perdu cet avantage et cela change notre regard sur l’exercice. Aujourd’hui, je dirais que nous n’avons plus totalement notre destin entre nos mains et que chaque résultat compte de manière cruciale. Il faudra gagner nos prochains matchs tout en surveillant les autres résultats. Cependant, nous ne nous résignons pas à l’échec et nous allons tenter de réaliser l’exploit dans les rencontres qui nous restent à disputer. Je sais que la tâche sera ardue, mais nous sommes déterminés à nous battre jusqu’au bout. Cette équipe a démontré sa résilience et son esprit combatif, elle ne lâchera rien, quelles que soient les circonstances, et elle répondra présente dans les moments les plus critiques.
Vous avez beaucoup insisté sur la fraîcheur physique depuis le début de la compétition. Comment comptez-vous gérer cet aspect dans un calendrier aussi serré ?
La dimension physique a été au cœur de notre réflexion dès le deuxième match face au Rwanda. C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle nous avons choisi de faire tourner l’effectif, afin de préserver les capacités de chacun sur la durée du tournoi. Le temps de récupération entre les rencontres est extrêmement réduit, et dans ce contexte, la gestion du ressenti et de la condition physique devient primordiale. Nous devons veiller à ce que tous les joueurs restent compétitifs et prêts à répondre présents à tout moment. C’est le cap que nous avons tracé dès l’entame du tournoi, et nous travaillons chaque jour pour que cette approche porte ses fruits sur le long terme, en maintenant un équilibre entre exigence sportive et récupération adaptée.
Propos recueillis par A. A.

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