Créée en 2016, la formation de volley-ball de l’Olympique Club Akbou (OCA) est en train de gravir les échelons, en affichant de grandes ambitions pour rejoindre la cour des grands. Activant aussi bien chez les garçons que chez les filles, le club a réussi en peu de temps à composer une solide équipe seniors dames, qui évolue actuellement en Division-2. Mieux encore, grâce à sa politique de formation, l’OCA dispose déjà d’athlètes internationaux qui se sont bien illustrés avec la sélection nationale lors de compétitions internationales récemment. Le président de l’OCA, Samir Ifis, revient dans cet entretien sur la place importante de la formation au sein du club qu’il dirige, sans oublier d’afficher une ferme ambition pour la conquête des titres qui reste, selon lui, une grande source de motivation pour ses équipes afin de bâtir l’avenir.
Pouvez-vous nous présenter brièvement votre club ?
L’Olympique Club Akbou de volley-ball est un club créé en 2016, composé de plusieurs catégories des deux sexes. Nous avons des sections pour les écoles, les benjamins, les minimes et les cadets, garçons et filles, et une équipe senior chez les dames qui évolue en Division-2.
La présence de toutes ces catégories indique que vous accordez beaucoup d’importance à la formation. Est-ce le cas ?
Oui, comme dans de nombreux clubs de volley-ball, nous misons essentiellement sur la formation pour composer une équipe d’avenir, qui sera en mesure de relever les défis et de jouer des rôles importants. D’ailleurs, aussi bien chez les garçons que chez les filles, nous disposons des catégories écoles, benjamins, minimes et cadets, sans oublier notre équipe des seniors dames.
Justement, au sujet de cette équipe seniors dames, il semble que vous êtes sur la bonne voie en championnat…
Effectivement, nous occupons actuellement la première place, conjointement avec la formation d’El-Flay, après quatre journées en championnat. Ce qui nous place dans une bonne position pour jouer les premiers rôles et disputer à fond la carte de l’accession. D’ailleurs, nous sommes décidés à mobiliser tous les moyens humains et matériels pour réaliser l’objectif tracé en fin de saison, bien que la tâche ne soit pas facile.
Cette accession au palier supérieur est-elle le principal objectif de la saison ?
Évidemment. Je ne vous cache pas que nous avons mobilisé tous les moyens pour y arriver. Il n’y a qu’à voir la prestation que le groupe livre actuellement et notre position au classement pour s’en convaincre. Cela dit, on doit fournir encore pas mal d’efforts, surtout quand on voit la rude concurrence qui nous attend.
Vous semblez déterminé à jouer sur tous les fronts, mais surtout à continuer à privilégier la formation…
Je crois que nous aurons l’opportunité de jouer sur tous les fronts, grâce justement à notre politique de formation. D’ailleurs, on commence à en voir les résultats, vu que plusieurs joueurs et joueuses sont déjà en train de s’illustrer dans différentes catégories. Nous avons même des internationaux dans la catégorie des U21, puisqu’un de nos éléments a pris part récemment à la Coupe du monde avec l’équipe nationale, pour ne citer que lui.
Donc, vous avez certainement reçu des offres de certains clubs…
Évidemment. Nous avons reçu des offres émanant de certains clubs qui veulent bénéficier des services de ces joueurs et joueuses, mais nous avons rejeté ces offres pour la simple raison que nous ne voulons pas les griller, en leur accordant le temps nécessaire pour se développer et s’améliorer davantage. On peut déjà être fiers de ce que nous avons réalisé jusqu’à présent, en dix ans d’existence.
Qu’en est-il de vos moyens logistiques et financiers ?
Les deux nous font défaut actuellement puisque, concernant les moyens logistiques, il n’existe qu’une salle à Gendouza où plusieurs clubs, de différentes disciplines, sont domiciliés.
Ce qui ne nous permet pas d’avoir des créneaux d’entraînement suffisants pour bien préparer les matchs officiels. Néanmoins, nous exploitons des salles appartenant à des établissements scolaires, avec l’accord des services concernés.
Nous tenons à remercier au passage les responsables du secteur de l’éducation et ceux de ces établissements pour avoir mis à notre disposition ces salles.
Avez-vous suffisamment de ressources financières pour jouer à fond l’accession ?
Nous parvenons à faire face, bien que cela demeure difficile, car nous ne disposons que de la subvention de l’APC, qui n’est pas suffisante. Sinon, il y a des amis et des amoureux du club qui nous viennent en aide, sans oublier nos émigrés qui font de temps un temps un geste envers le club afin qu’il puisse réussir à atteindre ses objectifs.
Entretien réalisé par A. Badis



