Marko : « Ces dépassements n’étaient pas de vrais dépassements »

120 dépassements à Melbourne contre 45 lors de l’édition 2025 : le chiffre fait sensation. Mais pour Helmut Marko, la quantité ne saurait masquer la réalité. Le vétéran du paddock a livré une analyse sans concession du Grand Prix d’Australie.
« Les deux premiers tours étaient excitants, c’est vrai, mais au final il ne s’est rien passé », tranche l’Autrichien. Les joutes répétées entre Leclerc et Russell ? Davantage un jeu de gestion énergétique qu’une véritable lutte. Chaque attaque appelait mécaniquement une réponse, sans que ni l’un ni l’autre ne prenne le dessus durablement. Il en va de même pour Verstappen sur Norris ou Hamilton sur les Ferrari. « Quand deux pilotes ont la même vitesse et ne commettent pas d’erreurs, il ne se passe rien. »
Le seul duel authentique, selon Marko, opposait Oliver Bearman à Arvid Lindblad — mais encore nuancé par l’état des pneumatiques.
Sur le fond, l’ancien patron de Red Bull pointe un glissement inquiétant : le rôle du pilote s’efface au profit des ingénieurs. Mercedes, supérieure tant en châssis qu’en motorisation, en a apporté la démonstration éclatante. « Donnons du temps à cette F1 2026 », concède-t-il, sans pour autant dissimuler ses réserves.
Amayas LAAZIB



