MOTOSPORTS

BYD à l’assaut de la F1

La Chine rêve d’avoir son écurie

Le géant chinois de l’automobile électrique BYD envisage sérieusement de faire son entrée en Formule 1.

Selon des informations relayées par l’agence Bloomberg, le constructeur — numéro un mondial des véhicules électriques — étudierait les conditions d’une participation au Championnat du monde, ce qui en ferait la première écurie chinoise de l’histoire de la discipline reine du sport automobile.

L’obstacle principal demeure le coût d’entrée en grille, particulièrement élevé. À titre de comparaison, Cadillac, pourtant soutenu par le colossal groupe General Motors, a dû batailler ferme pour obtenir son ticket d’entrée. BYD pourrait donc opter pour une stratégie plus progressive : prendre des participations minoritaires au sein d’une écurie existante avant de procéder à une acquisition totale, sur le modèle d’Audi, qui a pris pied chez Sauber en 2023 avant d’en devenir l’unique actionnaire en 2025.

Le projet bénéficie d’un soutien de poids en la personne de Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA. L’Émirati, qui avait déjà facilité l’intégration de Cadillac, a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de porter le peloton à douze écuries, dont au moins une américaine et une chinoise.

L’intérêt de la F1 est évident : la présence d’un constructeur chinois garantirait une exposition massive dans le plus grand marché automobile du monde, une aubaine commerciale que les dirigeants de la discipline ne sauraient ignorer.

Djaffar KHODJA

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