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Mercedes frappe fort, Ferrari épond

Premières tendances à Bahreïn

À l’aube de la nouvelle saison, les essais hivernaux de Bahreïn 1 ont livré leurs premières tendances.

Disputée à Sakhir après le shakedown de Barcelone, cette première session, qui a duré 3 jours, a permis d’esquisser une hiérarchie encore provisoire, mais déjà riche en enseignements. La référence chronométrique revient à Mercedes, seule écurie descendue sous la barre de 1’34. Kimi Antonelli a signé le meilleur temps absolu en 1’33’’669, juste devant son coéquipier George Russell. La firme allemande apparaît comme la formation à battre, même si des interrogations subsistent sur la fiabilité et sur l’interprétation du règlement moteur concernant le taux de compression. La FIA devra clarifier la situation. Ferrari ressort renforcée de ces trois jours. Solide sur le plan de l’endurance, compétitive sur un tour, la Scuderia a confirmé les bonnes impressions de Barcelone. Lewis Hamilton a signé le troisième chrono global malgré une interruption liée à un test du système d’alimentation, tandis que Charles Leclerc s’est offert le meilleur temps d’une journée.

À Maranello, l’optimisme est mesuré mais réel. Red Bull constitue l’autre satisfaction majeure. La nouvelle unité de puissance développée à Milton Keynes avec Ford s’est montrée performante d’emblée. Max Verstappen a pointé au deuxième rang mercredi et, hormis un souci hydraulique, l’ensemble s’est révélé convaincant. McLaren, championne du monde en titre, a privilégié le travail de fond et accumulé les kilomètres, tout comme Williams, qui a bouclé 422 tours. Haas a surpris par sa régularité aux avant-postes, profitant aussi de la robustesse du moteur Ferrari. Alpine, en reconstruction, a rencontré quelques pépins techniques mais affiche un discours plus confiant que l’an passé. Audi, nouvelle venue en remplacement de Sauber, avance prudemment avec des ambitions affichées à long terme. À l’inverse, Aston Martin inquiète. Dernière aux temps cumulés et limitée en kilométrage, l’équipe a dû modifier son capot moteur pour mieux refroidir sa mécanique. Cadillac, autre débutante, a souffert d’incidents provoquant plusieurs drapeaux rouges. Quant à Racing Bulls, elle est restée en retrait. Rien n’est encore figé, mais une certitude s’impose : Mercedes frappe fort, Ferrari répond présente et Red Bull n’a pas dit son dernier mot. Le décor du championnat est planté.

Djaffar KHODJA

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