
Les premières réactions aux monoplaces 2026 ne se sont pas fait attendre. Max Verstappen, quadruple champion du monde, n’a pas mâché ses mots à l’issue des essais de Bahreïn. Selon le Néerlandais, ces nouvelles F1 seraient « un peu comme des Formule E, mais sous stéroïdes ». Une formule choc qui a immédiatement enflammé le paddock. Sur la piste, le pilote Red Bull a bouclé son programme sans incident majeur, sans chercher à briller au classement des temps. Mais en dehors, sa comparaison a suscité de nombreuses réactions. Figure emblématique d’un pilotage instinctif et offensif, Verstappen incarne une certaine idée du sport automobile. Ses propos, très suivis par les jeunes générations, traduisent une réserve sur le plaisir de conduite offert par cette nouvelle ère technique. Interrogé à son tour, Charles Leclerc a choisi une voie plus nuancée.
Le Monégasque reconnaît le fond du message, tout en en atténuant la forme. « C’est une phrase un peu extrême, mais nous connaissons Max, il a parfois des commentaires très tranchés », a-t-il confié avec le sourire. Puis d’ajouter, plus sérieusement : « Sont-ce les voitures les plus agréables que j’aie jamais pilotées ? Non. Il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Mais c’est précisément sur cela que nous travaillons. Les progrès sont rapides et, d’ici un an, la situation pourrait être très différente ». Si certains rivaux, comme Lando Norris ou George Russell, ont invité Verstappen à relativiser ou à envisager la sortie s’il n’était pas satisfait, le débat dépasse les simples rivalités. Il pose la question centrale du plaisir de pilotage à l’ère des nouvelles réglementations. Une chose est sûre : la saison 2026 n’a pas encore commencé qu’elle nourrit déjà les discussions.
Djaffar KHODJA



