Football Algérien
Un mercato au point mort qui fait grincer des dents

À l’approche de la fermeture du marché des transferts hivernal, prévue pour le 31 janvier, l’USM Alger traverse une période d’incertitude qui ne cesse de susciter interrogations et mécontentement. Alors que les attentes étaient grandes au sein du club et surtout chez les supporters, le mercato des Rouge et Noir peine à décoller, laissant l’effectif pratiquement inchangé à quelques jours du verdict final.
Dès l’ouverture du marché, l’entraîneur Abdelhak Benchikha avait pourtant tiré la sonnette d’alarme. Sans détour, le technicien algérien avait qualifié son groupe de « moyen », estimant qu’il manquait de profondeur et de qualité pour pouvoir rivaliser sur tous les tableaux. Engagée sur plusieurs fronts, l’USMA avait clairement besoin de renforts ciblés afin d’éviter l’essoufflement et de rester compétitive jusqu’au bout de la saison. Cependant, force est de constater que les appels de Benchikha n’ont pas encore trouvé d’écho concret. En dépit des nombreuses rumeurs et des noms annoncés comme étant dans le viseur de la direction, une seule recrue a officiellement posé ses valises à Soustara : l’attaquant ivoirien Dramane Kamagaté. Une arrivée qui, bien qu’intéressante sur le papier, reste largement insuffisante pour combler les lacunes pointées par le staff technique. Le directeur général sportif, Saïd Allik, a pourtant été annoncé actif sur plusieurs dossiers. Défense, milieu, attaque : toutes les lignes étaient concernées par le recrutement. Mais à ce jour, aucun des joueurs courtisés n’a signé, alimentant le sentiment d’un mercato mal maîtrisé, voire bloqué. Cette situation commence sérieusement à irriter les supporters, qui ne cachent plus leur colère sur les réseaux sociaux et dans les travées du stade.
Les indésirables toujours au club, l’autre point noir
À ce tableau déjà sombre s’ajoute un autre problème de taille : l’incapacité du club à se séparer de ses éléments jugés indésirables. Le chantier du dégraissage, pourtant indispensable pour libérer la masse salariale et faire de la place à de nouvelles recrues, est resté lettre morte. Des joueurs comme Chetti, Bousseliou ou encore Benayad ont refusé de quitter le club et semblent désormais destinés à terminer la saison avec le maillot de la formation algéroise. Cette impasse complique davantage la situation sportive et financière de l’USMA. Avec un effectif pléthorique mais peu homogène, le staff technique se retrouve contraint de composer avec des joueurs qui ne figurent pas dans ses plans, tandis que les marges de manœuvre pour recruter se réduisent dangereusement.
À quelques jours de la clôture du mercato, le temps presse. Une véritable course contre la montre s’impose pour les dirigeants usmistes, appelés à agir vite et efficacement afin d’éviter un échec retentissant sur le marché des transferts. Plus qu’un simple renforcement de l’effectif, c’est la confiance des supporters qu’il faudra regagner. Faute de quoi, l’USM Alger risque de payer cher ce mercato hivernal manqué, tant sur le plan sportif que sur celui de la stabilité du club.
Nassim A.


