
La sélection nationale masculine de basket-ball 5×5 s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son projet avec un regroupement prévu au mois de novembre.
Après plusieurs rassemblements consacrés à l’élargissement du groupe et à l’installation progressive d’une nouvelle dynamique, le prochain stage aura un objectif clairement identifié : préparer les qualifications pour l’AfroCan 2027, le Championnat d’Afrique réservé aux joueurs évoluant sur le continent. Une échéance qui donnera une nouvelle dimension au travail entrepris par le sélectionneur national, Ali Bouziane. Car au-delà d’un simple stage de préparation, le rendez-vous de novembre doit permettre de poser les premières bases d’une équipe appelée à disputer une qualification face à la Libye, un adversaire qui s’annonce particulièrement sérieux.
Après l’épisode arabe, place à l’AfroCan
Le prochain regroupement intervient dans un contexte particulier. La sélection algérienne avait fait le choix de ne pas participer au Championnat arabe des nations après le changement de programmation de la compétition, les nouvelles dates fixées à la mi-août ne correspondant pas au planning établi par le staff national. À cette période, les joueurs devaient rejoindre leurs clubs respectifs pour préparer la nouvelle saison. Une participation aurait donc nécessité de revoir un programme de préparation déjà établi, tout en compliquant la coordination avec les clubs.
Ali Bouziane avait néanmoins laissé une porte ouverte à une éventuelle participation si le Championnat arabe venait à être repositionné dans une fenêtre FIBA, notamment au mois de novembre. Cette perspective n’étant finalement pas devenue le rendez-vous principal de la sélection, le staff peut désormais concentrer son attention sur une échéance autrement plus importante pour le projet : les qualifications à l’AfroCan 2027.
Un championnat d’Afrique réservé aux locaux
L’AfroCan présente une particularité essentielle : contrairement à l’AfroBasket, cette compétition est principalement destinée aux joueurs évoluant sur le continent africain. Cette caractéristique donne un intérêt supplémentaire au prochain stage. Elle oblige le staff national à observer et à évaluer avec attention les éléments du championnat algérien, tout en identifiant les joueurs susceptibles de constituer le noyau de la sélection appelée à défendre les couleurs nationales dans cette compétition. Le travail de détection et de suivi effectué depuis plusieurs mois prend ainsi tout son sens. Ali Bouziane avait déjà insisté sur la nécessité de maintenir les portes de la sélection ouvertes et de multiplier les observations afin d’élargir le réservoir disponible. Les précédents regroupements, notamment celui organisé à l’ESHRA en juin, puis le stage effectué en Slovénie en juillet, avaient permis au staff de tester plusieurs profils et de commencer à dessiner les contours d’un groupe. Le mois de novembre devra désormais permettre de passer à une nouvelle étape.
La Libye comme premier obstacle
Pour accéder à l’AfroCan 2027, l’Algérie devra se mesurer à la Libye, une sélection qui ne doit surtout pas être abordée à la légère. Le basket-ball libyen a considérablement progressé ces dernières années et dispose désormais d’un championnat capable de produire des joueurs compétitifs sur la scène continentale. L’exemple d’Al Ahli Tripoli suffit à mesurer le niveau atteint par le basket libyen. Le club de la capitale avait remporté la Basketball Africa League en 2025, devenant le premier représentant libyen à décrocher le titre continental. La formation tripolitaine avait également réalisé une performance historique quelques mois plus tard en décrochant la médaille de bronze à la Coupe du monde des clubs, devenant la première équipe libyenne et africaine à monter sur le podium de cette compétition. Et derrière les joueurs étrangers recrutés par Al Ahli Tripoli, plusieurs éléments locaux ont joué un rôle important dans cette progression. La FIBA citait notamment Mohamed Sadi, Nasseim Badrush et Wajdi Dawo parmi les joueurs libyens ayant contribué aux performances du club. Un signal qui ne trompe pas sur la qualité du vivier que l’Algérie pourrait avoir à affronter.
Un véritable test pour les joueurs locaux
C’est donc avec beaucoup de sérieux que le staff national devra préparer cette confrontation. Le prochain stage permettra notamment à Ali Bouziane de mesurer le niveau de ses joueurs locaux face aux exigences d’une compétition internationale. L’enjeu sera de trouver le bon équilibre entre les joueurs déjà intégrés au projet et ceux qui pourraient profiter de ce rassemblement pour gagner leur place. Le Championnat national constituera naturellement l’un des principaux réservoirs de la sélection. Les performances en club, la régularité, les qualités physiques et techniques, mais aussi la capacité à évoluer dans un collectif structuré devront entrer en ligne de compte dans les choix du staff. L’objectif ne sera pas simplement de réunir les meilleurs joueurs sur le papier. Il faudra surtout construire une équipe capable de fonctionner ensemble.
Construire une équipe, pas seulement une sélection
C’est probablement l’un des principaux enjeux du stage de novembre. Depuis plusieurs mois, Ali Bouziane travaille à la constitution d’un groupe élargi. Des joueurs du championnat national, mais également des éléments évoluant à l’étranger ou disposant de profils différents, ont été observés. Les rassemblements de juin et de juillet derniers avaient justement servi à cette première phase d’évaluation. Le stage en Slovénie avait notamment offert au groupe l’occasion de se confronter à une opposition internationale et de travailler dans des conditions différentes de celles du championnat national. Désormais, le projet doit progressivement gagner en stabilité. L’équipe nationale ne peut pas se permettre de repartir de zéro à chaque rassemblement. Chaque stage doit permettre d’améliorer les automatismes, de renforcer la cohésion et de préciser les principes de jeu. Le rendez-vous de novembre devra donc également servir à créer cette continuité indispensable.
Des matchs amicaux pour compléter la préparation ?
Même si la priorité sera donnée au travail en stage, la possibilité de disputer des rencontres amicales pourrait apporter un contenu supplémentaire à la préparation. Pour une équipe encore en construction, les matchs constituent un outil indispensable pour vérifier les progrès réalisés à l’entraînement. Ils permettent au staff de tester différentes associations, d’observer les réactions du groupe sous pression et surtout de mesurer les limites actuelles de l’équipe. Face à la perspective de retrouver la Libye dans le cadre des qualifications, des confrontations contre des adversaires présentant un profil similaire pourraient également permettre de préparer les joueurs aux spécificités du basket nord-africain. Mais l’essentiel restera le travail collectif.
Walim Mansouri



