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La sélection nationale quitte Tarente sans médaille

Le cyclisme algérien n’aura finalement pas réussi à décrocher la moindre médaille aux Jeux méditerranéens de Tarente-2026. Après un contre-la-montre individuel décevant, samedi dernier, les représentants algériens n’ont pas davantage réussi à inverser la tendance lors des courses en ligne disputées lundi sur les routes italiennes.

La délégation nationale quitte ainsi la compétition avec un bilan inférieur aux attentes initiales. La campagne se termine donc comme elle avait commencé : sans médaille et avec des classements éloignés du podium. Les résultats obtenus dans les deux spécialités, le contre-la-montre et la course en ligne, montrent le chemin qui reste à parcourir pour le cyclisme algérien afin de rivaliser avec les meilleures nations du bassin méditerranéen.

Hamza Amari, seul Algérien à rallier l’arrivée

Chez les messieurs, la course en ligne a été particulièrement difficile. Sur les quatre coureurs algériens engagés, un seul est parvenu à franchir la ligne d’arrivée. Hamza Amari a terminé à la 18e position, avec un chrono de 2 h 59 min 52 sec. Il accuse un retard de 3 min 4 sec et 43 centièmes sur le vainqueur de l’épreuve. Sa performance constitue le meilleur résultat algérien dans cette course, même si elle reste loin des places donnant accès au podium. Les trois autres représentants algériens, Yacine Hamza, Mohamed Nadjib Assel et Anes Riyahi, n’ont pas terminé le parcours. Ils ont été contraints à l’abandon au cours d’une épreuve disputée sur un rythme soutenu et marquée par une forte intensité dans ses différentes phases. Le résultat final demeure donc frustrant pour l’équipe masculine. Alors que la course semblait pouvoir favoriser une arrivée groupée et offrir aux coureurs algériens la possibilité de jouer leur chance dans le final, seul Amari aura pu aller au bout de l’épreuve. Ses trois coéquipiers n’ont pas été en mesure de terminer, privant par la même occasion l’Algérie d’une présence plus importante dans le classement final. Pour l’Algérie, la 18e place de Hamza Amari restera donc le meilleur classement masculin de la course en ligne. L’écart avec les premiers témoigne des difficultés rencontrées par la sélection pour rester au contact du groupe de tête.

Nesrine Houili, meilleure Algérienne chez les dames

Chez les dames, les quatre représentantes algériennes ont, contrairement à leurs homologues masculins, réussi à terminer la course. Cette présence collective à l’arrivée constitue un élément positif dans un bilan qui demeure néanmoins insuffisant sur le plan sportif. Nesrine Houili a réalisé le meilleur classement algérien en prenant la 19e place, avec un temps de 2 h 08 min 22 sec. Elle devance sa compatriote Malak Mechab, classée 21e dans le même temps. Les deux coureuses ont donc terminé dans un groupe proche, mais sans parvenir à se mêler à la lutte pour les premières positions. Imane Maldji a franchi la ligne en 27e position, avec un chrono de 2 h 13 min 34 sec. Yasmine Elmeddah a, pour sa part, terminé 29e en 2 h 18 min 31 sec. La course féminine a été remportée par l’Italienne Rachele Barbieri, qui s’est imposée en 2 h 08 min 17 sec. La victoire italienne confirme la domination des représentantes locales dans les épreuves de cyclisme sur route disputées à Tarente. La sélection italienne a également profité de sa connaissance du terrain et de la qualité de son effectif pour occuper les premières places. Si les quatre Algériennes ont eu le mérite d’aller au bout de l’épreuve, aucune n’a cependant réussi à intégrer le top 10. Nesrine Houili, première coureuse nationale, a terminé à près de cinq minutes de la gagnante. Un écart qui résume les difficultés rencontrées par la sélection algérienne face à une concurrence mieux préparée.

Des résultats loin des attentes

Ce bilan est forcément en dessous des attentes de la Fédération algérienne de cyclisme. Avant le début des épreuves, le profil du parcours avait suscité de l’espoir dans le camp algérien. Un tracé quasi plat devait théoriquement convenir aux coureurs puissants, aux spécialistes de l’effort régulier et aux athlètes capables de faire la différence dans une arrivée rapide. Les regards étaient particulièrement tournés vers Hamza Amari et Yacine Hamza chez les messieurs, ainsi que vers Nesrine Houili et Imane Maldji chez les dames. Ces coureurs représentaient les principales chances algériennes sur des parcours où les qualités de grimpeur ne semblaient pas déterminantes. Mais les résultats n’ont finalement pas suivi. L’Algérie n’a pas réussi à placer un représentant dans le top 10, aussi bien chez les hommes que chez les dames. Plus encore, la sélection masculine a été lourdement pénalisée par l’abandon de trois de ses quatre coureurs. Dès le contre-la-montre individuel disputé samedi, la journée avait été compliquée. Nesrine Houili avait terminé 13e sur 15 chez les dames, avec un chrono de 25 min 54 sec 53, à 2 min 35 sec 41 de la Française Amanda Muller, médaillée d’or. Chez les messieurs, Yacine Hamza avait pris la 16e place sur 22, en 23 min 06 sec 24, à 3 min 00 sec 28 du Portugais Gomes Antunes, sacré champion méditerranéen. Ces premiers résultats avaient déjà montré que les coureurs algériens éprouvaient des difficultés à suivre le rythme imposé par les favoris.

Walim Mansouri

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