
Ce qu’il faut souligner à travers la participation de nos cyclistes, c’est le fait qu’ils ont évolué dans un contexte particulièrement relevé. Les Jeux méditerranéens réunissent plusieurs nations disposant d’un réservoir important, d’une tradition cycliste bien établie et de coureurs capables de rivaliser dans les compétitions internationales. La présence de formations comme l’Italie, le Portugal ou encore la France a considérablement relevé le niveau des épreuves. Les meilleurs participants disposent souvent d’une expérience acquise dans des courses de haut niveau et bénéficient d’une préparation spécifique à ce type de rendez-vous. Les écarts enregistrés dans le contre-la-montre, comme les rythmes imposés dans les courses en ligne, témoignent de cette forte concurrence. Dans une discipline où les différences se mesurent parfois à quelques secondes, le moindre détail peut peser lourd : préparation physique, stratégie d’équipe, placement dans le peloton, choix du matériel ou encore capacité à gérer les derniers kilomètres. Cela n’enlève toutefois rien à la déception du camp algérien. Le parcours favorable représentait une occasion de se rapprocher des premières places et de confirmer les progrès réalisés par certains coureurs. L’absence de médaille souligne ainsi la nécessité de poursuivre le travail engagé et de renforcer la préparation des sélections nationales.
Une campagne à analyser
Avec cette participation à Tarente, le cyclisme algérien repart donc avec une expérience supplémentaire, mais surtout avec plusieurs enseignements à tirer. La 18e place de Hamza Amari constitue le meilleur résultat masculin dans la course en ligne, tandis que Nesrine Houili, 19e, signe le meilleur classement féminin. Les trois autres coureurs masculins n’ont pas terminé, alors que les trois autres Algériennes se sont classées au-delà de la 20e place. Au total, aucune médaille ne viendra récompenser les efforts des huit représentants algériens. Cette campagne devra faire l’objet d’une analyse approfondie de la part des responsables fédéraux. Il s’agira notamment d’évaluer la préparation effectuée avant la compétition, le niveau d’encadrement, les choix tactiques et la capacité des coureurs à répondre aux exigences d’épreuves internationales. La détection de nouveaux talents et la multiplication des participations à des courses de référence devront également figurer parmi les priorités. La sélection nationale quitte ainsi Tarente sur une note forcément décevante. Commencée samedi par des résultats loin du podium dans les contre-la-montre, cette campagne méditerranéenne s’est achevée lundi avec des courses en ligne qui n’ont pas permis aux Algériens de redresser la situation.
Walim Mansouri



