
Le judoka algérien Dris Messaoud Redouane (-73 kg) a terminé à la cinquième place du Grand Slam de Budapest, en Hongrie, dans une compétition marquée par une prestation solide, mais stoppée net en quart de finale, avant une défaite lors du match pour le bronze.
Dris Messaoud termine à la 5e place
Sacré champion méditerranéen 2026 à Tarente, dans la catégorie des moins de 73 kg, le natif d’Oran a confirmé son statut de leader de la sélection algérienne en enchaînant trois victoires consécutives dès son entrée en lice. Au premier tour (32es de finale), il a disposé du Néerlandais Niels Thijssen, avant de battre le Hongrois Attila Uveghes en 16es de finale, puis l’Ouzbek Elbek Tojiev en 8es de finale. Son parcours s’est arrêté en quart de finale face à l’Italien Giovanni Esposito, qui ira jusqu’à décrocher l’une des médailles de bronze. Dans le match pour la troisième place, Dris Messaoud s’est incliné face au Japonais Shusuke Uchimura, futur médaillé de bronze, ce qui lui permet tout de même de terminer à la cinquième place, ex aequo avec Esposito. Cette performance lui rapporte 160 points au classement mondial IJF et 80 points au classement olympique, un capital précieux dans la course à la qualification pour les Jeux olympiques. La médaille d’or de la catégorie est revenue à l’Azéri Rashid Mammadaliyev, qui a battu en finale le Suédois Narek Vardanian par ippon grâce à un superbe seoi-nage. La deuxième médaille de bronze a été remportée par le Turc Ibrahim Demirel, vainqueur de l’Italien Giovanni Esposito dans l’autre match pour la troisième place.
Lili éliminé en 8es, Djeriou sortie tôt
De son côté, Mohamed Mehdi Lili (+100 kg) a été éliminé en huitièmes de finale après une défaite par ippon face à l’Azerbaïdjanais Djamel Gamzatkhanoïf, dans un combat où le judoka algérien n’a pas réussi à imposer son jeu. Côté féminin, Lina Maria Djeriou (-52 kg), qui faisait partie de la délégation nationale, a également été éliminée tôt dans la compétition, confirmant un week-end difficile pour les représentants algériens sur le tatami de la Papp László Arena. L’Algérie a pris part à ce Grand Slam avec trois judokas (deux hommes et une femme), un contingent réduit mais engagé dans une logique de préparation olympique et de montée au ranking mondial. Le tournoi, organisé du 11 au 13 septembre, a réuni 523 judokas (321 hommes et 202 femmes) représentant 70 pays, dans l’une des étapes les plus relevées du circuit mondial IJF.
Le ranking mondial en ligne de mire
Pour les judokas algériens, la priorité reste claire : multiplier les participations aux grands tournois du World Judo Tour afin de récolter un maximum de points, améliorer leur ranking mondial et sécuriser leur qualification pour les Jeux olympiques. Les prochains Championnats d’Afrique et les Championnats du monde offriront d’autres opportunités de glaner des points précieux, d’autant que la Fédération internationale de judo (IJF) a commencé à comptabiliser les points du ranking mondial à partir de juillet dernier, rendant chaque compétition encore plus déterminante. Dans cette optique, la 5e place de Dris Messaoud à Budapest constitue une base solide, mais aussi un signal : le niveau est là, le potentiel aussi, reste à transformer ces prestations en médailles lors des prochains rendez-vous majeurs.
K. M.



