
Le coup d’envoi du Championnat d’Afrique des nations de volley-ball masculin 2026 sera donné aujourd’hui à Tunis, avec un plateau très relevé. Le Six national aborde ce rendez-vous avec une ambition clairement affichée : aller le plus loin possible et défendre pleinement ses chances dans la course au titre.
Par N. E.
Pendant dix jours, les meilleures sélections africaines se disputeront le titre, mais aussi de précieux tickets pour les prochaines grandes échéances internationales. Pour l’Algérie, vice-championne d’Afrique en titre, l’objectif est forcément élevé : confirmer son statut et tenter de franchir le dernier obstacle qui la sépare du sacre. Initialement prévu à Kinshasa, en République démocratique du Congo, le tournoi a finalement été transféré à Tunis par la Confédération africaine de volley-ball (CAVB). Un changement de destination qui place la Tunisie, pays hôte, au cœur d’une compétition particulièrement attendue. Aux côtés des Tunisiens, deux autres prétendants apparaissent comme les principaux candidats à la couronne : l’Égypte, tenante du titre, et l’Algérie, finaliste de la précédente édition. Un trio qui promet une bataille intense pour les premières places.
Des tickets pour Los Angeles et la Coupe du monde
Au-delà du prestige du titre africain, l’enjeu est considérable. Le championnat constitue en effet une étape majeure dans la course à la qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 et pour la Coupe du monde masculine FIVB 2027. Selon le système de qualification mis en place, la sélection africaine qui remportera le titre à l’issue de la compétition décrochera le billet continental pour les Jeux olympiques de Los Angeles. Une récompense qui donne une dimension supplémentaire à chaque rencontre et transforme le moindre point en enjeu majeur.
La Coupe du monde 2027 constitue également une autre motivation de taille. Les trois meilleures équipes du championnat, parmi celles qui ne seront pas encore qualifiées, obtiendront leur ticket pour la compétition mondiale. Autant dire que la bataille sera intense jusqu’au bout et que chaque sélection aura intérêt à rester concentrée du premier au dernier match. Pour les Verts, cette compétition représente donc une occasion à ne surtout pas laisser passer. Après avoir atteint la finale de la précédente édition, l’Algérie veut désormais regarder plus haut et tenter de monter sur la plus haute marche du podium.
L’Égypte et la Tunisie, deux adversaires majeurs
Sur le papier, l’Égypte demeure l’adversaire à battre. Championne d’Afrique en titre, habituée aux grands rendez-vous et forte d’un effectif composé notamment de joueurs évoluant à l’étranger, la sélection égyptienne s’annonce encore une fois comme l’une des grandes favorites. La Tunisie, de son côté, bénéficiera de l’avantage du terrain et de son public. Un facteur qui pourrait peser lourd dans une compétition aussi disputée. Les observateurs s’attendent ainsi à une lutte particulièrement serrée entre ces trois nations, qui se connaissent bien et qui nourrissent toutes de sérieuses ambitions.
Mais réduire le championnat à ce seul duel ou à cette lutte à trois serait une erreur. Le volley-ball africain a considérablement progressé ces dernières années. Le niveau général s’est resserré et plusieurs nations disposent désormais de joueurs capables d’évoluer à un niveau international élevé. Les surprises ne sont donc pas à exclure et aucune rencontre ne devra être prise à la légère.
Au total, seize sélections prendront part à cette édition : la Tunisie (pays hôte), l’Algérie (vice-championne), la République démocratique du Congo, l’Égypte (championne en titre), la Libye, le Cameroun, le Rwanda, le Tchad, le Maroc, le Kenya, le Ghana, la Gambie (championne de la Zone 2), le Nigeria (champion de la Zone 3), la République centrafricaine (championne de la Zone 4), l’Ouganda (représentant de la Zone 5) et le Zimbabwe (champion de la Zone 6). Une participation qui illustre à elle seule l’élargissement de la concurrence sur le continent. De nombreux joueurs appartenant à ces sélections évoluent désormais à l’étranger, ce qui contribue à élever le niveau général. À quelques exceptions près, les championnats locaux restent encore insuffisants pour assurer une progression optimale, poussant les meilleurs éléments à chercher davantage de compétitivité hors de leurs pays.
Les Verts arrivent avec leurs dernières leçons du Caire
C’est dans cette perspective que la sélection nationale algérienne a effectué son ultime stage de préparation au Caire. Durant une semaine, les hommes de Badis Oukarache ont eu l’opportunité de se mesurer à l’équipe nationale égyptienne A à travers trois rencontres amicales. Un choix loin d’être anodin de la part du staff technique. En affrontant le champion d’Afrique en titre avant le début de la compétition, les Verts ont pu se confronter à ce qui se fait de mieux sur le continent et bénéficier de tests particulièrement révélateurs.
Sur le plan comptable, le bilan de cette série n’a toutefois pas été favorable à l’Algérie. Le premier match s’est conclu par une défaite sur le score de 3 sets à 1. Les deux autres confrontations se sont soldées par deux nouveaux revers, cette fois sur le score de 3 sets à 0. Des résultats qui peuvent interpeller, mais qui ne peuvent pas, à eux seuls, résumer le travail réalisé durant ce stage. L’objectif était avant tout de maintenir le groupe dans le rythme de la compétition, de multiplier les confrontations de haut niveau et de permettre au staff technique d’apporter les derniers réglages avant le rendez-vous tunisien.
Face à une équipe égyptienne expérimentée, les coéquipiers de Walid Abi Ayad ont surtout pu mesurer le chemin restant à parcourir. Les trois rencontres ont permis d’identifier les secteurs à améliorer, mais aussi de mieux préparer mentalement et tactiquement le groupe à l’intensité qui l’attend durant le championnat. Après une bonne expérience acquise aux derniers Jeux méditerranéens de Tarente, et ce dernier passage préparatif au Caire, place désormais au terrain, à la compétition et à la bataille pour les objectifs majeurs. L’Algérie, vice-championne d’Afrique, sait ce qu’elle vient chercher à Tunis : faire mieux que lors de la précédente édition et, pourquoi pas, décrocher enfin le sacre continental qui fuit depuis 1993.


