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Championnats d’Afrique des nations, Kenya-2026 — Les pugilistes algériens débutent la compétition

Depuis jeudi, la capitale kényane, Nairobi, est le théâtre des Championnats d’Afrique des nations de boxe, qui se poursuivront jusqu’au 28 octobre. L’équipe nationale algérienne aborde ce rendez-vous continental seniors, messieurs et dames, avec la ferme conviction de décrocher un maximum de médailles et de défendre dignement les couleurs du pays.

Après avoir bouclé sa préparation à Tikjda, où le choix du site n’était pas fortuit, la sélection algérienne a entamé les épreuves depuis hier, vendredi 16 octobre. Située en altitude, cette localité a permis aux boxeurs de se rapprocher des conditions climatiques et physiques qui les attendent à Nairobi, tout en travaillant leur endurance, leur rythme de combat et leur préparation mentale.

Dirigée par Khaled Harima, Mohamed Allalou et Imad Benyettou, la délégation algérienne, composée de treize athlètes, a donc lancé sa campagne africaine avec ambition et détermination. Les encadreurs misent sur un groupe équilibré, mêlant expérience, fraîcheur et envie de confirmer sur la scène continentale.

Chez les messieurs, le collectif s’appuie sur huit combattants déterminés : Fares Benmoukh (-50 kg), Amine Zanes (-55 kg), Hichem Maouche (-60 kg), Smail Bekhsis (-65 kg), Youcef Islam Yaiche (-70 kg), Mustapha Abdou (-80 kg), Mohamed Maoui (-85 kg) et le poids-lourd Sid Ahmed Moussaoui (+90 kg). Chacun devra franchir les différents tours avec rigueur, car la moindre défaite peut priver la sélection d’une médaille dans une compétition à élimination directe.

Le tableau féminin, tout aussi ambitieux, comptera sur cinq pugilistes aguerries : Fatiha Mansouri (-51 kg), Malak Aichoune (-52 kg), Douaa Raouas (-54 kg), sans oublier la figure de proue Ichrek Chaib (-60 kg) et Djouher Benane (-65 kg). Les Algériennes, qui ont largement contribué au bon parcours de la sélection lors de la précédente édition, seront appelées à jouer un rôle déterminant dans la course aux podiums.

« Notre objectif est limpide : nous voulons faire mieux que notre troisième place de 2023 à Yaoundé (7 médailles dont 4 en or) et ramener le plus de titres possibles en Algérie », a martelé Khaled Harima. Un discours clair qui traduit l’ambition d’une fédération désireuse de maintenir la boxe algérienne parmi les grandes nations du continent.

Vers un niveau relevés dans toutes les catégories

Face à une rude concurrence de vingt nations africaines, parmi lesquelles le Kenya, pays hôte et au grand complet, le Nigeria, l’Égypte, le Cameroun ou encore l’Angola, la tâche ne s’annonce pas simple. Les compétitions, disputées sous l’égide de World Boxing à la Kasarani Indoor Arena, réunissent l’élite africaine et promettent des duels relevés dans toutes les catégories.

Au-delà des médailles, ce Championnat d’Afrique constitue une étape importante dans le cycle de préparation des boxeurs algériens. Il offrira aux sélectionneurs l’occasion d’évaluer le niveau réel de leurs poulains, de dégager de nouvelles valeurs et de renforcer l’assise technique du noble art national. Les résultats de Nairobi pourraient ainsi peser dans les choix à venir, alors que l’objectif ultime reste la qualification et la performance aux Jeux olympiques de Los Angeles en 2028.

Les Algériens savent désormais que la route sera longue et semée d’embûches. Mais avec une préparation sérieuse, un encadrement expérimenté et une détermination affichée, la sélection nationale entend bien faire entendre sa voix à Nairobi et inscrire une nouvelle page à l’histoire de la boxe algérienne.

Walim Mansouri.

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