Kaylia Nemour, la grande favorite

Tous les projecteurs seront naturellement braqués sur Kaylia Nemour. Championne olympique aux barres asymétriques aux Jeux de Paris 2024, puis championne du monde de la spécialité en 2025, la gymnaste algérienne aborde Rotterdam avec le statut de grande favorite, particulièrement sur son agrès de prédilection. Son début de saison 2026 a été spectaculaire. Aux Jeux méditerranéens de Tarente, en Italie, elle a remporté l’or du concours général avec 57,750 points, la meilleure marque mondiale recensée cette année dans cette épreuve. Son total s’est construit autour de 13,800 points au saut, 15,650 aux barres asymétriques, 14,700 à la poutre et 13,600 au sol. Elle a ensuite complété sa collection avec trois titres individuels : le concours général, les barres asymétriques et la poutre. Aux barres, son exercice remanié, évalué à 7,1 de difficulté, lui a permis de signer 15,650 points en concours général, confirmant son avance technique sur la concurrence.
À Rotterdam, Nemour pourrait viser plusieurs objectifs : une médaille aux barres asymétriques, une place en finale du concours général individuel, voire une performance historique dans cette épreuve reine. Les observateurs internationaux la présentent comme l’une des principales prétendantes au titre mondial, aux côtés des meilleures gymnastes américaines, chinoises et russes.
L’équipe, un vrai espoir de médaille
Si Kaylia Nemour demeure l’atout majeur de l’Algérie, l’équipe féminine ne se résume plus à une seule athlète. Djenna Laroui a confirmé sa progression ces derniers mois, tandis que Louna Hamames-Moallic, Sihem Hamidi et Léna Khenoun apportent profondeur et complémentarité au groupe. La médaille de bronze par équipes remportée aux Jeux méditerranéens de Tarente a montré que les Algériennes peuvent rivaliser collectivement avec des formations européennes et méditerranéennes solides. Ce résultat, une première dans l’histoire de la gymnastique algérienne par équipes, a renforcé la confiance du staff et des athlètes avant les Mondiaux. Toutefois, la compétition mondiale par équipes sera d’un tout autre niveau. L’Algérie devra livrer quatre passages propres sur chaque agrès, limiter les sorties et les chutes, et exploiter au maximum les scores élevés de Nemour, notamment aux barres asymétriques et à la poutre. Une médaille serait un exploit, mais l’équipe dispose d’un réel potentiel pour viser le podium si elle réussit une compétition sans faute.
Le programme des Algériennes
Les qualifications féminines sont prévues les 18 et 19 octobre. L’Algérie évoluera dans la cinquième subdivision, le lundi 19 octobre à 11h05, heure locale de Rotterdam, aux côtés de l’Ukraine, de l’Argentine et d’un groupe du concours général individuel. La finale par équipes féminine est fixée au mercredi 21 octobre à 19h30, heure néerlandaise. Les finales du concours général individuel sont ensuite programmées les 22 et 23 octobre, avant les finales par agrès qui clôtureront la compétition le 25 octobre.
Pour l’Algérie, la phase de qualifications sera donc décisive. Elle déterminera non seulement la présence éventuelle de l’équipe en finale, mais aussi les chances individuelles de Kaylia Nemour et de ses coéquipières dans les différentes épreuves. La sélection algérienne aborde donc ces Mondiaux avec un double objectif : permettre à Kaylia Nemour de confirmer son statut de star mondiale et offrir à l’équipe féminine une aventure collective à la hauteur de ses espoirs.
K. M.


