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Championnat d’Algérie Excellence dames — La compétition à l’heure de la relance

La nouvelle saison débute ce week-end avec une formule remaniée et un double objectif : hausser le niveau de la compétition et préparer la relève de la sélection nationale.

Après les messieurs, c’est au tour du championnat national de Nationale 1 dames de retrouver les parquets. Le coup d’envoi de la saison 2026-2027 sera donné ce vendredi 25 septembre, avec une première journée qui lancera un exercice particulièrement important pour le basket-ball féminin algérien.

Important, d’abord, parce que la Fédération algérienne de basket-ball a décidé d’adopter une nouvelle formule de compétition, proche de celle retenue chez les messieurs. Mais aussi parce que le championnat devra désormais répondre à une problématique plus large : comment hausser progressivement le niveau général pour offrir à la sélection nationale un réservoir de joueuses plus compétitif ?

La question mérite d’être posée alors que l’équipe nationale féminine est restée en retrait depuis sa participation au Championnat arabe des nations 2025, disputé au Caire. L’Algérie avait alors atteint les demi-finales, avant de s’incliner face à l’Égypte (58-77).

Une nouvelle formule pour maintenir l’intérêt

Pour cette nouvelle saison, la Nationale 1 dames adoptera donc une formule largement inspirée de celle de la Super-Division messieurs.

La première phase se disputera en aller-retour, avant de laisser place au Play-In, aux Play-offs et aux Play-down.

Cette organisation doit permettre de maintenir davantage de suspense durant la saison et, surtout, d’éviter que le classement ne soit figé trop rapidement.

Les équipes les mieux classées à l’issue de la phase régulière bénéficieront d’un accès direct aux Play-offs, tandis que celles situées dans le milieu du tableau auront encore la possibilité de se qualifier à travers le Play-In.

En bas du classement, les Play-down offriront également une dernière possibilité de sauver sa place dans l’élite.

Une formule qui peut donc apporter davantage d’enjeux à chaque étape du championnat, mais dont l’efficacité dépendra surtout de la capacité des équipes à réduire les écarts de niveau.

Pas de « belle » chez les dames

Une particularité distingue toutefois la compétition féminine de celle des messieurs.

Lors des Play-offs, il n’y aura pas de troisième match en cas d’égalité. La qualification se jouera sur le point-average cumulé des deux rencontres aller-retour.

En quarts de finale comme en demi-finales, le match retour sera en outre disputé chez l’équipe la mieux classée à l’issue de la phase régulière.

Un système qui donnera donc une importance particulière à chaque panier marqué ou encaissé, notamment dans les confrontations à élimination directe.

Hussein-Dey Marine remet son titre en jeu

Sur le plan sportif, le premier objectif sera évidemment de succéder à Hussein-Dey Marine, sacré champion d’Algérie pour la première fois de son histoire au terme de la saison 2025-2026.

Le club algérois avait décroché le titre lors du tournoi final des Play-offs disputé à la Coupole du complexe Mohamed-Boudiaf, malgré une défaite face à l’USM Alger (42-44) lors de la dernière journée.

Hussein-Dey Marine avait alors devancé, notamment, le GS Cosider, tenant du titre avant cette saison, ainsi que le MT Sétif et l’USM Alger, présents dans le dernier carré.

Cette nouvelle saison permettra donc de voir si le champion en titre parviendra à confirmer cette progression et à s’installer durablement parmi les références du basket féminin national.

MCA, GS Cosider, HDM : une hiérarchie à bousculer

Ces dernières années, le championnat féminin a surtout été marqué par la présence régulière des mêmes formations dans la course aux titres et aux premières places.

Le MC Alger, le GS Cosider et, désormais, Hussein-Dey Marine ont occupé une place importante dans la hiérarchie nationale.

La victoire de HDM en 2026 a d’ailleurs mis fin à la domination du GS Cosider sur le dernier exercice, puisque ce dernier était le tenant du titre avant le tournoi final.

Mais, au-delà de l’identité du champion, la véritable question concerne la profondeur du championnat.

Car une compétition nationale ne peut réellement progresser si l’écart entre les formations de tête et celles du bas du tableau demeure trop important.

Mettre fin aux écarts trop importants

La saison dernière a encore été marquée par plusieurs scores très larges. Ces écarts ne sont pas seulement une question de résultat : ils traduisent aussi une différence de préparation, d’effectif, d’expérience, de moyens et, parfois, de temps de travail entre les équipes.

Pour les formations les mieux armées, enchaîner les victoires avec un écart important peut permettre de conserver leur rythme. Pour les équipes battues lourdement, en revanche, ce type de rencontre offre moins de situations compétitives permettant aux joueuses de progresser.

À terme, c’est donc toute la pyramide du basket féminin qui est concernée.

L’enjeu n’est pas de niveler artificiellement les niveaux, mais de réduire progressivement les écarts par le travail, la formation et une meilleure structuration des clubs.

Walim Mansouri.

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