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L’enjeu dépasse le simple résultat

Dans cette phase de reconstruction, les résultats des matchs amicaux ne constitueront pas nécessairement l’indicateur principal. Le plus important sera de voir si le groupe progresse collectivement, si les principes de jeu commencent à être assimilés et si une véritable identité se dégage progressivement. L’équipe nationale doit notamment parvenir à gagner en continuité. Les précédents regroupements ont permis d’identifier plusieurs joueurs, mais le véritable défi consiste désormais à créer une base stable autour de laquelle le staff pourra travailler. La multiplication des stages doit justement permettre de résoudre progressivement cette équation. Chaque rassemblement doit apporter quelque chose au suivant : une meilleure connaissance des joueurs, des automatismes supplémentaires, une hiérarchie plus claire à certains postes et une capacité collective à répondre aux différentes situations des matchs.

Une génération à structurer

L’un des éléments intéressants du projet réside également dans la volonté de mélanger plusieurs profils. Le staff national a ouvert la porte à des joueurs évoluant dans différents championnats, tout en continuant à suivre les éléments du Championnat national. Cette complémentarité peut permettre d’élargir le choix du sélectionneur et d’augmenter la concurrence au sein du groupe. Encore faut-il parvenir à transformer cette richesse individuelle en véritable force collective. C’est précisément le travail qui attend Ali Bouziane et son staff durant les prochains regroupements. L’intégration de nouveaux joueurs nécessite du temps. Les automatismes ne peuvent pas être créés en quelques jours et la cohésion d’une équipe nationale ne se décrète pas. Elle se construit au fil des stages, des entraînements et des matchs.

Cap sur les prochaines échéances africaines

Au-delà du calendrier immédiat, c’est surtout la perspective des prochaines échéances africaines qui donne du sens à ce travail. L’Algérie veut retrouver une sélection capable de se battre pour les qualifications aux prochains Championnats d’Afrique et, à terme, de s’installer de nouveau dans le paysage continental. Pour atteindre cet objectif, la préparation ne peut pas commencer quelques semaines avant une compétition officielle. Elle doit être pensée sur le long terme. Le staff national doit disposer du temps nécessaire pour identifier les meilleurs profils, construire un système de jeu, intégrer progressivement les nouveaux éléments et créer une véritable culture collective. C’est dans cette logique que le prochain stage de novembre doit être considéré.

Le temps du travail de fond

L’absence du Championnat arabe aurait pu constituer un coup d’arrêt dans le calendrier de la sélection. Elle pourrait finalement être transformée en opportunité pour poursuivre le travail avec davantage de cohérence. La fenêtre FIBA de novembre offre un cadre propice au rassemblement des internationaux et pourrait permettre au staff de poursuivre le programme établi, avec ou sans matchs amicaux. Car l’objectif reste inchangé : construire une équipe nationale compétitive et durable. Les résultats ne pourront venir qu’après la mise en place des fondations. Et celles-ci passent nécessairement par la régularité des regroupements, la multiplication des confrontations internationales et la constitution progressive d’un groupe capable de jouer ensemble. Le prochain stage ne sera donc peut-être pas associé à une compétition officielle ou à un objectif de médaille. Mais dans le projet de reconstruction de la sélection nationale, il pourrait constituer une nouvelle étape importante. Le véritable rendez-vous, lui, se situe déjà plus loin : les prochaines échéances africaines et la nécessité pour l’Algérie de disposer, le moment venu, d’une équipe prête à se battre pour retrouver les sommets continentaux.

Walim Mansouri

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