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Après des résultats mitigés au tournoi éliminatoire de la Zone-1 — Kamel Imloul démissionne de son poste de sélectionneur national

La Fédération algérienne de volley-ball (FAVB) a officialisé, dimanche dernier, la démission de Kamel Imloul de son poste de sélectionneur national de l’équipe masculine seniors, ouvrant ainsi un nouveau chapitre pour le volley-ball algérien.

Cette décision survient quelques jours seulement après les prestations de l’Algérie lors du tournoi qualificatif de la Zone-1 pour le Championnat d’Afrique 2026. Un tournoi au bilan contrasté, qui s’est finalement conclu par une qualification pour la phase finale, mais qui laisse derrière lui des interrogations sur l’avenir sportif de la sélection.
Dans un communiqué publié sur ses comptes officiels, la Fédération a indiqué avoir accepté la démission du technicien pour « raisons personnelles ». La FAVB a profité de l’occasion pour saluer le travail accompli par Imloul durant son mandat, mettant en avant son engagement et le sérieux de son action à la tête du groupe. Le ton du communiqué a été mesuré et respectueux, sans polémique publique, ce qui laisse penser que la séparation entre le technicien et l’instance fédérale s’est opérée dans un climat relativement serein.

Un départ officialisé par la Fédération
La Fédération n’a pas tardé à rendre publique la fin de la collaboration. « La Fédération annonce avoir accepté la démission du sélectionneur national, Kamel Imloul, de son poste à la tête de la sélection nationale, et ce, pour des raisons personnelles », précise le texte rendu public. L’instance a tenu à souligner « tous les efforts consentis, son engagement, son dévouement au travail, ainsi que sa sincérité tout au long de la période durant laquelle il a dirigé la sélection nationale », avant de lui souhaiter « plein succès pour la suite de sa carrière professionnelle ». Cette sortie officielle, sobre et respectueuse, insiste sur la reconnaissance des mérites du coach et montre la volonté d’éviter d’en faire un sujet de polémique dans l’immédiat.
Le timing de la démission ne manque toutefois pas de susciter des commentaires. La décision intervient peu après la clôture du tournoi qualificatif de la Zone-1, lors duquel l’Algérie a connu des fortunes diverses. Sur le plan sportif, le bilan de l’équipe nationale est inéditement contrasté : une victoire acquise au terme d’un match âprement disputé face au Maroc (3-2), et deux défaites contre la Tunisie, pays considéré comme l’une des références du continent, sur le score identique de 3-1.
Ces résultats montrent à la fois la capacité des Verts à se battre dans des matchs serrés et leurs difficultés à maintenir un niveau de performance constant face à des adversaires de premier plan africain.

Une qualification inespérée, mais teintée d’ambiguïté
Malgré ces prestations mitigées, l’essentiel, sur le papier, a été assuré : l’Algérie participera bien au Championnat d’Afrique prévu en septembre à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Cette qualification ne repose toutefois pas uniquement sur les performances sportives de l’équipe durant le tournoi : elle a été obtenue à la suite du retrait de la Libye. Ce forfait a libéré une place et permis à l’Algérie de valider son billet pour la phase finale sans avoir à disputer un barrage supplémentaire. Une issue heureuse, mais qui laisse un goût amer à ceux qui attendaient une validation purement sportive.
L’obtention du ticket continental reste cependant officielle et représente une opportunité importante. Elle permettra au collectif algérien de se mesurer à nouveau aux meilleures équipes d’Afrique, d’engranger de l’expérience et de jauger le niveau requis pour revenir dans la course aux premières places. Mais elle met aussi en lumière la nécessité d’intensifier le travail : régulariser les performances, renforcer la préparation physique et tactique, et améliorer la gestion des temps faibles rencontrés durant le tournoi.


Walim Mansouri

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