
Le départ de Kamel Imloul intervient à un moment charnière pour le volley-ball national. Nommé avec l’objectif de redynamiser une sélection en quête de repères, Imloul s’est attelé à plusieurs chantiers pendant son mandat. Il a notamment œuvré au renouvellement de l’effectif, donnant des opportunités à de jeunes joueurs et tentant d’instaurer une philosophie de jeu plus collective et structurée. Son travail en coulisses, axé sur la reconstruction progressive d’un groupe, a été souligné par la Fédération dans son communiqué.
Sur le plan des résultats, le bilan reste toutefois mitigé. Si certains matchs ont montré des signes encourageants, notamment la capacité du groupe à produire des séquences de jeu convaincantes et à résister dans des moments cruciaux, d’autres rencontres ont révélé des lacunes persistantes : irrégularité, manque d’automatismes, difficultés dans la gestion des fins de sets et face aux blocs adverses. La FAVB, tout en reconnaissant le professionnalisme du coach, n’a pas caché que les résultats n’avaient pas toujours été au rendez-vous. Mais la tonalité du communiqué montre que la séparation est plus administrative que conflictuelle, un signe de respect mutuel entre les parties.
La priorité : trouver un successeur rapidement
Le départ d’Imloul place désormais la Fédération devant une urgence organisationnelle : la désignation d’un nouveau sélectionneur dans des délais contraints. Le calendrier international et la proximité du Championnat d’Afrique à Kinshasa obligent la Fédération à accélérer la procédure. Le futur entraîneur devra rapidement prendre connaissance de la feuille de route, évaluer le groupe et établir une préparation adaptée pour une compétition qui s’annonce relevée. Le choix du prochain sélectionneur revêt une importance stratégique. Il devra non seulement posséder des qualités techniques et tactiques indéniables, mais aussi être capable de gérer un groupe en construction, d’optimiser les temps de préparation et d’instaurer une régularité de performance. La future direction technique devra capitaliser sur les enseignements tirés du tournoi qualificatif : corriger les faiblesses identifiées, travailler la solidité mentale et améliorer la gestion des moments faibles dans les rencontres serrées.
Un nouveau cycle à construire
Au-delà de la simple succession, cette démission pourrait marquer le point de départ d’un cycle nouveau pour la sélection nationale. La qualification pour Kinshasa constitue une base de travail — une occasion de reprendre des repères face à des nations qui ont progressé sur le plan continental —, mais elle sera utile seulement si elle s’accompagne d’un projet clair et ambitieux. Le futur staff technique devra s’engager dans une réflexion à moyen terme, autour d’axes prioritaires : formation des jeunes, détection élargie, préparation physique moderne, suivi médical et une meilleure intégration des clubs locaux dans le projet national. Le groupe algérien, tel qu’il est aujourd’hui, possède des qualités indéniables : des individualités capables de briller, une volonté collective perceptible et une férocité dans les moments importants. Mais pour espérer rivaliser durablement avec les grandes nations africaines, il faudra gagner en constance, développer des automatismes de jeu et renforcer la cohésion autour d’un projet sportif lisible. Kinshasa sera un prélude important : l’épreuve servira de thermomètre pour mesurer les progrès et établir les priorités à venir.
Les réactions attendues et les prochaines étapes
Dans les heures et les jours qui suivent l’annonce, plusieurs acteurs du milieu — membres de la Fédération, anciens joueurs, observateurs et supporters — devraient prendre la parole pour commenter la nouvelle. Certains salueront le travail réalisé par Imloul, d’autres appelleront à des choix plus ambitieux pour l’avenir. La FAVB, consciente de l’attente, devra mener une procédure transparente et rapide pour désigner un successeur capable d’emmener l’équipe vers des résultats concrets.
En parallèle, la préparation pour le Championnat d’Afrique devra se poursuivre sans délai. Qu’il s’agisse de matchs amicaux, de stages ou d’un renforcement du staff technique, chaque jour comptera pour préparer au mieux la compétition. La Fédération devra aussi profiter de ce moment pour communiquer sur la feuille de route envisagée et rassurer le public quant aux ambitions du volley-ball algérien.
En guise de conclusion, sans conclure trop vite, la démission de Kamel Imloul marque la fin d’un cycle et peut constituer le début d’un renouveau si les bonnes décisions sont prises rapidement. L’Algérie se rendra à Kinshasa avec l’espoir de montrer que sa place sur la scène continentale mérite d’être consolidée et améliorée. Le prochain sélectionneur aura la lourde tâche de transformer les potentialités actuelles en résultats tangibles et d’ouvrir ainsi une nouvelle page de l’histoire du volley-ball national.
Walim Mansouri



