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Sadi boycotte, l’Algérie marque sa distance

CAF - Réunion du comité exécutif

L’absence remarquée de Walid Sadi à la réunion du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), tenue hier vendredi à Rabat sous la présidence de Patrice Motsepe, n’a rien d’anodin.

Envoyé spécial à Rabat Omar Adli

Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), également membre du Comex de la CAF, a délibérément choisi de ne pas y assister, envoyant ainsi un signal politique fort à l’instance continentale. Ce boycott intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Algérie et la CAF, notamment après l’annonce de l’ouverture d’une procédure disciplinaire visant des joueurs ainsi que des membres du staff technique de la sélection nationale, à la suite de l’élimination des Verts en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Nigeria (0-2). Alger envisagerait, une nouvelle fois, de porter l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne. Selon des informations médiatiques, la réunion s’est limitée à un exercice d’autosatisfaction autour de l’organisation de la 35e édition de la CAN. L’ordre du jour, jugé particulièrement creux par plusieurs participants, n’aurait donné lieu à aucun débat de fond.

Patrice Motsepe aurait longuement monopolisé la parole, sans ouvrir la discussion, multipliant au passage les marques de reconnaissance envers son premier vice-président, le Marocain Fouzi Lekjaâ. L’ordre du jour a été établi au début des travaux et aucun sujet concret n’a été sérieusement abordé, à l’image des problèmes d’arbitrage rencontrés durant ce tournoi. A propos du volet disciplinaire ou organisationnel, notamment l’attribution de la CAN-2028, rien n’a été discuté. Il a seulement été indiqué que le dossier de la CAN-2028 serait traité ultérieurement. Sur le plan disciplinaire justement, la réunion s’est déroulée alors que Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), est lui-même visé par une procédure devant le jury disciplinaire, présidé par le Sénégalais Ousmane Kane. L’ancien international camerounais, l’un des rares membres à être intervenu, a soigneusement évité toute référence à son dossier personnel. Il a en revanche mis en lumière plusieurs dysfonctionnements observés durant la CAN, notamment sur le plan organisationnel et logistique. Autant d’éléments qui renforcent l’impression d’un malaise institutionnel profond au sein de la CAF, et qui donnent un éclairage supplémentaire à la décision algérienne de marquer sa distance de manière aussi visible.

Omar Adli.

 

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