Vingt ans après, Arsenal se qualifie pour sa deuxième finale de Ligue des champions

En battant l’Atlético de Madrid mardi soir (1-0, 1-1 à l’aller), Arsenal s’est qualifié pour sa première finale de Ligue des champions depuis 2006. Bukayo Saka a marqué le seul but de la rencontre, juste avant la mi-temps.
Arsenal fonce, peut-être, vers la plus grande saison de son histoire. En course pour remporter leur premier titre en Premier League depuis 2004, les Gunners tenteront, le 30 mai à Budapest, de décrocher leur première Ligue des champions. Mardi soir, le club anglais a réduit à néant les espoirs de l’Atlético de Madrid, en venant à bout de la formation de Diego Simeone (1-0). Après le nul de l’aller (1-1), le spectacle n’a pas été toujours au rendez-vous à l’Emirates Stadium dans cette demi-finale retour, loin de là. Mais l’équipe de Mikel Arteta s’est montrée plus entreprenante dans l’ensemble et a mérité sa qualification, venue des pieds de l’inévitable Bukayo Saka. Les Canonniers ont parfois tremblé, mais Gabriel a effectué un fantastique retour (51e), quand David Raya a repoussé la frappe d’Antoine Griezmann (56e), qui a réclamé, en vain, un penalty au terme de cette action. Remplacé à la 66e, le Français avait ensuite les yeux embrumés sur le banc, après avoir échoué dans sa quête. En partance pour Orlando en fin de saison, « Grizou » ne remportera sans doute jamais la Coupe aux grandes oreilles, un trophée qui se refuse toujours à l’Atlético comme à Simeone, battu pour son 1001e match comme entraîneur. Pour Arsenal, cette disette peut prendre fin. En 2006, pour leur seule finale jusqu’à présent, les Gunners avaient chuté face au FC Barcelone (1-2).
Le joueur : Saka, le facteur X
Il avait été brillant samedi contre Fulham (3-0), avec un but et une passe décisive, et Mikel Arteta avait décidé de le remplacer dès la pause. À trois jours d’un match crucial, l’entraîneur espagnol avait décidé de préserver Bukayo Saka, et on peut le comprendre. On prend soin de ses joyaux, et l’ailier en est un. Victime de pépins physiques cette saison, parfois irrégulier, l’international anglais demeure capable de faire la différence à tout moment, et il l’a rappelé face à l’Atlético. Arsenal n’a encore perdu aucun match cette saison en Ligue des champions, en 14 rencontres disputées. Du jamais vu pour une équipe ayant joué au moins 14 matchs de C1 dans un même exercice (44 occurrences). Quelques instants avant, on l’avait vu pester, mécontent de toucher trop peu de ballons ? Saka ne s’est pas déconcentré et, sur une frappe de Leandro Trossard repoussée par Jan Oblak, il a surgi, à l’affût, pour pousser du gauche le ballon au fond des filets (44e). Alors oui, Saka n’a pas été toujours menaçant dans ce match, et il a d’ailleurs été remplacé dès la 58e minute. Mais il a pu sortir avec la satisfaction du travail bien fait. Grâce à lui, Arsenal peut décrocher le premier sacre de son histoire dans l’épreuve. Peut-on lire sur le site lequipe.fr.



