
Ferrari repart de Suzuka avec un nouveau podium, le troisième en autant de Grands Prix, grâce à la solide prestation de Charles Leclerc, troisième au terme d’une course offensive. Un résultat qui satisfait Frédéric Vasseur, tout en confirmant les limites actuelles de la Scuderia. Le directeur d’équipe l’admet sans détour : « Nous avons un déficit en ligne droite », pointant un manque de puissance qui ne pourra être corrigé immédiatement, en raison du gel partiel des performances moteur jusqu’à l’introduction du dispositif ADUO. D’ici là, Ferrari mise sur d’autres leviers : aérodynamique, réglages et gestion des pneumatiques. Vasseur se veut toutefois clair : tous les teams progresseront d’ici Miami. « Ce sera un nouveau chapitre pour tout le monde », insiste-t-il, refusant toute illusion d’avantage exclusif. Si l’écart avec Mercedes reste marqué en qualifications, il se réduit en course. Un signe encourageant, mais insuffisant : Ferrari doit encore franchir un cap pour viser plus haut.
Djaffar KHODJA



